La grève de 48 heures débutée lundi dans les prisons, à l'appel de la CGSP-ACOD et en raison de la réponse défavorable de la Direction générale des établissements pénitentiaires (DG EPI) à la demande de mise en suspens des visites non surveillées, a eu le plus d'impact dans les prisons de Termonde et de Bruges en Flandre mardi matin. Dans six prisons flamandes sur dix, le nombre d'effectifs présents répond à l'objectif du service minimum, selon l'administration pénitentiaire. En Wallonie, la majorité des établissements l'a atteint. La police est présente en renfort dans les prisons de Bruges, Gand et Forest. Depuis l'instauration d'un service minimum, lors d'un mouvement social dans les prisons, un nombre minimum du personnel doit être présent, qui varie selon les établissements. En Flandre, le taux d'occupation minimal n'est pas atteint dans les établissements d'Anvers, de Bruges, de Termonde, de Gand, de Louvain-Central et de Malines. Dans les prisons de Bruxelles, l'objectif du service minimum a été atteint dans la prison pour femmes de Berkendael tandis qu'il est presque atteint à Saint-Gilles et à Forest. Les statistiques quant au personnel présent sont connus pour la moitié des prisons wallonnes. Ce n'est qu'à la prison de Lantin que l'objectif de service minimum n'est pas complètement atteint. "L'objectif du service minimum a été plus qu'atteint dans les autres établissements pénitentiaires", a indiqué la porte-parole de la DG EPI, Valérie Callebaut. Le syndicaliste de la CGSP-ACOD, Gino Hoppe, a souligné mardi matin que la grève est "très bien suivie dans toutes les prisons". Selon M. Hoppe, les visites non surveillées présentent un risque accru de propagation du coronavirus. "Et cela provoque des troubles parmi le personnel mais aussi parmi les détenus." M. Hoppe a affirmé que le syndicat avait demandé à la DG EPI que les visites non surveillées soient suspendues en attente d'une rencontre avec le nouveau ministre de la Justice, sans résultat. La crise du coronavirus avait entraîné le confinement des prisons dès le 13 mars. Depuis la fin du mois de mai, certains lieux de visite ont rouvert dans des conditions d'hygiène strictes. Cette mesure a été suivie d'un nouvel assouplissement. L'administration pénitentiaire a souligné qu'elle appliquait toujours les instructions du Conseil national de sécurité. La grève de 48 heures, qui se déroule du 5 octobre à 22h00 au 7 octobre à 22h00, est menée par la CGSP-ACOD, mais l'action est soutenue par la CSC-ACV, a précisé le syndicaliste Alain Blancke. Il a également annoncé qu'une rencontre avec la DG EPI est prévue pour mardi après-midi. (Belga)