Contrairement à la procédure suivie lors du premier pic d'infections au coronavirus en mars/avril, les unités de soins intensifs proches de la saturation donneront la priorité aux transferts de patients vers des hôpitaux moins sollicités avant d'augmenter la capacité de lits, selon le porte-parole de l'agence flamande Agentschap Zorg & Gezondheid, Joris Moonens. Des hôpitaux bruxellois ont ainsi déjà commencé à transférer des patients vers Alost. A l'échelle du pays, un plan de répartition, comportant cinq phases (0, 1A, 1B, 2A et 2B), veille à la solidarité entre les établissements hospitaliers. Pour l'heure, "nous sommes entre les phases 0 et 1, selon les hôpitaux", a précisé lundi le porte-parole intefédéral Covid-19, Yves Van Laethem, lors du point presse sur l'évolution de l'épidémie en Belgique. Avec près de 200 patients admis dans les unités de soins intensifs, les hôpitaux sont encore loin des quelque 1.300 lits occupés début avril. Mais afin de mieux répartir la charge de travail du personnel soignant et garantir une prise en charge optimale des patients, les unités de soins intensifs proches de la saturation donneront la priorité aux transferts de patients vers des hôpitaux moins sollicités avant d'augmenter leur capacité de lits. Le plan actuel prévoit de réserver 1.200 lits réguliers et 300 lits de soins intensifs pour les patients atteints du virus à l'échelle du pays. La capacité peut toutefois être augmentée jusqu'à 8.000 lits réguliers et 2.000 lits de soins intensifs, comme lors du pic de la première vague au mois d'avril, mais cela aura des répercussions sur le fonctionnement normal des hôpitaux, a précisé Yves Van Laethem, "ce que nous voulons absolument limiter". (Belga)