Les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 se retrouvent ces jeudi et vendredi à Bruxelles pour un nouveau sommet européen. L'agenda est varié, avec certains dossiers qui s'imposent par la force du calendrier, comme celui du Brexit.Le Royaume-Uni est bien sorti fin janvier dernier de l'UE, mais il continue d'occuper le devant de la scène et de cristalliser les inquiétudes plusieurs mois plus tard: les négociations qui devaient aboutir à un large accord commercial et de coopération à appliquer dès janvier 2021 n'avancent pas. Ou pas suffisamment, en tout cas, que ce soit sur les nécessaires conditions d'une concurrence équitable, le règlement de la pêche et l'accord sur un mécanisme commun de gouvernance pour régler les éventuels différends. Michel Barnier, négociateur en chef pour l'UE, exposera l'état d'avancement des négociations dès le début des travaux, à 15h30. Le Français reste "réalistiquement optimiste", selon une source diplomatique. Alors que le Premier ministre britannique Boris Johnson avait estimé qu'il fallait avoir bouclé les négociations pour la mi-octobre, soit ce jeudi, sous peine de "no-deal" assuré, les deux parties devraient en réalité continuer à échanger dans les prochains jours. Les dirigeants de l'UE devraient d'ailleurs profiter du sommet pour lancer un appel à "accélérer" la cadence. Parallèlement, ils discuteront cependant déjà des scénarios à envisager pour l'après-période de transition. Le climat sera le second sujet du jour jeudi, mais sans attente d'une avancée décisive. Il s'agit ici de préparer le sommet de décembre. Les Etats membres doivent encore s'engager formellement sur un objectif revu à la hausse de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2030. La Commission propose -55%, le Parlement européen veut -60% (par rapport à 1990). Vendredi, le coronavirus et les relations avec l'Afrique seront au menu. Au fil des discussions, certains sujets devraient aussi s'inviter à la table des 27: le budget pluriannuel de l'UE, via l'intervention en début de sommet du président du Parlement David Sassoli, ou encore les dossiers internationaux du moment, comme le retour d'un navire turc d'exploration gazière en Méditerranée qui inquiète la Grèce. (Belga)