L'asbl "Namur en mai" (NEM), qui organise le festival des arts forains du même nom, a donné rendez-vous à une centaine de spectateurs, samedi matin, dans le cadre de Still Standing for Culture, exigeant le déconfinement progressif du secteur de la culture dès le mois de mars."Puisque nous avons reçu l'autorisation de manifester de manière statique et non celui de laisser les artistes se produire dans les mêmes conditions, nous avons vu des artistes costumés, maquillés, prêts à performer mais tristement muets. La censure actuelle les obligeant à ne pas pratiquer leur art", a indiqué Samuel Chappel, le directeur de "Namur en mai". Outre M. Chappel, plusieurs professionnels de la culture, de la santé mentale et de l'éducation permanente ont pris la parole pour sensibiliser le public et les gouvernements aux conséquences du manque de culture sur la santé mentale des Belges. "Nous ne serons pas assez de psychologues pour gérer les dégâts de cette crise", a mis en garde Claudia Ucros, psychologue. "C'est triste à dire, mais nous croulons sous les demandes et il n'y a pas de place pour tous", a-t-elle précisé, insistant sur le rôle sur l'équilibre des émotions que permet la participation à un événement culturel, fût-ce en portant un masque et en respectant des distances sanitaires. Le 20 février correspondant à la journée de la justice sociale, Christine Mahy a pris la parole au nom du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté. "N'importe quel citoyen dans cette société est important (...) Pour une santé mentale préventive, il faut de l'interaction, de la culture", a-t-elle plaidé. A Namur, le Delta, le Belvédère, le Centre culturel de Namur - Abattoirs de Bomel et Théâtre de Namur - ont organisé diverses manifestations dans divers endroits de la ville. (Belga)