Le cdH et DéFI se sont déclarés prêts à soutenir des mesures gouvernementales dans le cadre d'un mouvement d'union nationale face à la crise née de la propagation du Covid-19 à l'échelle du pays, et par-delà au niveau mondial. Le cdH est prêt à le faire pour toute initiative gouvernementale qu'elle soit de plein exercice, ou en affaires courantes. DéFI, dans le cadre d'un soutien à la gestion de la crise par le gouvernement Wilmès. En incluant les partis du gouvernement minoritaire (MR, Open Vld et CD&V), les socialistes et les écologistes qui en ont fait l'annonce dimanche midi, le cdH, DéFI et l'indépendant Émir Kir (ex-PS), le gouvernement Wilmès peut compter, sur le papier, en tout cas sur un appui stable de 95 élu(e)s au parlement pour faire passer une série de mesures de gestion de la crise née de la propagation de la pandémie, si cette formule prend corps. Le PTB concentrera ses votes positif sur les mesures socio-sanitaires. Côté socialiste, le sp.a, interrogé à ce propos dimanche après-midi, a précisé qu'il s'est toujours positionné de manière "constructive" au parlement et qu'il "continuera à le faire". "Nous apporterons notre soutien constructif et volontariste à toute initiative gouvernementale, de plein exercice ou en affaires courantes, pour traverser cette crise avec efficacité et succès. Rien n'est plus important que la santé des gens", a indiqué le président du cdH Maxime Prevot via Twitter. Selon M. Prevot, la gestion de la crise demande en urgence un gouvernement de plein exercice. Le cdH est disponible pour "favoriser une solution rapide". "Toutes les forces démocratiques de bonne volonté doivent mettre leurs querelles de bac à sable sur le côté et se serrer les coudes. Le pays l'exige", a-t-il commenté. "Ce que je souhaite c'est un gouvernement disposant de toutes les prérogatives et soutiens d'un gouvernement de plein exercice. Avec tous les partis qui annoncent soutenir l'exécutif en place, c'est ce que l'on obtiendra", a-t-il encore dit. De son côté, le président de DéFI, François De Smet a affirmé qu'il semblait "hélas trop tard pour former un gouvernement de plein exercice. L'équipe de Sophie Wilmès doit être soutenue dans sa gestion de cette crise inédite, au nom d'une trêve nationale", a-t-il déclaré via le même média social. François De Smet a précisé que DéFI "soutiendra donc toute initiative parlementaire ou gouvernementale permettant de combattre le coronavirus et de venir en aide à ses victimes, sanitaires et économiques". Idem pour Émir Kir, interrogé à ce sujet dimanche. Pour le PTB, Raoul Hedebouw a annoncé que sa formation "soutiendra toutes les mesures sous l'angle de la devise 'les gens et la santé d'abord, pas le profit et l'économie'. Comme dans le cadre du fond blouse blanche, le PTB soutiendra toutes les initiatives qui vont dans ce sens. Le PTB appuiera particulièrement toutes initiatives visant à arrêter la production dans les secteurs non essentiels ainsi que dans la compensation financière salariale des travailleurs via la mise sur pied d'un fond spécial", a-t-il précisé. Le Vlaams Belang n'a aucune intention de signer un chèque en blanc. Il jugera sur chaque pièce introduite. (Belga)