Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné jeudi C. C. à 18 mois de prison avec un sursis probatoire. Le prévenu était poursuivi pour une scène de rébellion sur trois policiers lors de son interpellation. C. C. avait déjà été condamné à 14 reprises pour des faits de violence. Le ministère public avait requis une peine de 18 mois de prison ferme à l'encontre du prévenu.La police était intervenue au domicile du prévenu dans la nuit du 2 au 3 octobre 2018 pour une scène de violences à l'encontre de la marraine du fils de C. C. Ce dernier s'était rebellé pendant l'interpellation, niant être lié aux coups portés. L'homme avait en réalité été privé de liberté car il était signalé dans un autre dossier, pour lequel il n'avait jamais été entendu. Ne comprenant pas son interpellation, il s'était rebellé. D'après C. C., les policiers ne s'étaient pas montrés coopérants en ne répondant pas à ses questions. Le prévenu avait également accablé l'attitude des trois agents, qui se seraient montrés violents. "Ils m'ont roué de coups et m'ont serré les menottes. J'ai atrocement souffert." Une peine de 18 mois de prison ferme avait été requise par le ministère public. Le substitut Dufrasnes avait épinglé le casier judiciaire du prévenu. "Ses antécédents sont interpellants, avec 14 condamnations pour des faits de violence. Il a reçu de nombreuses chances, mais plus de 20 ans plus tard, il n'a toujours pas compris la leçon", s'était insurgé le substitut. L'état de récidive était également retenu avec une condamnation de cinq mois avant la scène de rébellion pour un attentat à la pudeur. La défense avait plaidé un sursis probatoire, pour permettre la mise en place d'un suivi pour la gestion de la violence. (Belga)