Des tensions entre policiers et manifestants sont apparues samedi après-midi lors de la marche organisée à Paris par les opposants au projet de loi sur la sécurité globale, a constaté un journaliste de l'AFP.Plus d'une heure trente après le départ de la manifestation, des projectiles ont été lancés sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes. Une vitrine d'une agence immobilière de l'avenue Gambetta (20e arrondissement) a été cassée et des jets de pétards ont également été constatés le long du cortège qui est parti à 14H00 de la Porte des Lilas en direction de la place de la République, sous surveillance après les heurts de samedi dernier près de la Bastille. "Tout le monde déteste la police", "anti anti anticapitalistes", ont notamment scandé certains participants. Des barricades ont également été incendiées. Plus de 90 rassemblements sont organisés en France pour protester notamment contre la loi sur la sécurité globale, accusée par ses détracteurs de porter atteinte "à la liberté de la presse, à la liberté d'expression et à la liberté de manifester", et aussi d'instaurer "des outils de surveillance de masse". La défiance à son encontre a été renforcée par le tabassage filmé du producteur de musique Michel Zecler par des policiers. Samedi dernier, les "marches" organisées par la "coordination #StopLoiSécuritéGlobale", un collectif de multiples syndicats et associations, dont plusieurs organisations de journalistes, ont fortement mobilisé dans le pays: entre 133.000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, et 500.000 selon les organisateurs. La manifestation parisienne avait été marquée par de violents affrontements entre les forces de l'ordre et certains manifestants. (Belga)