Panzerplatte, le juge de paix du Rallye d'Allemagne, a été fatal à Thierry Neuville (Hyundai i20 Coupe WRC). Notre compatriote, victime d'une crevaison en début de parcours, samedi lors de l'ES13 de 41,187 km, a en effet dû s'arrêter pour changer de roue. Il a perdu 1:26, et a priori tous ses espoirs de victoire. Celle-ci tend désormais plus que jamais les bras à son grand rival estonien Ott Tänak (Toyota Yaris WRC), dont ce serait la cinquième cette saison. D'autant que ce dernier a de surcroît signé le meilleur temps, 23:27.2, devançant en effet de 2 secondes l'Espagnol Dani Sordo (23:29.3), le pilote de l'autre Hyundai. Au général Tänak, lauréat des deux précédentes éditions du "Deutschland", n'a plus Neuville dans son rétroviseur, mais le Britannique Kris Meeke (Toyota Yaris WRC), qu'il précède de 42,6 secondes. Le Finlandais Jari-Matti Latvala (Toyota Yaris WRC) est troisième à 45,2 secondes, et complète un podium provisoire exclusivement occupé par les pilotes Toyota. Le Français Sébastien Ogier (Citroën C3 WRC), sixième de l'étape en 23:38.3, est en effet désormais quatrième à 45,7 secondes. Quatorzième de cettte 13e spéciale à 1:26.8, Neuville dégringole à la septième place du classement général, à 1:32.4 de Tänak. "Panzerplatte, c'est une loterie", se désole Neuville. "Le pneu arrière gauche a crevé. On roulait au milieu de la route, donc je ne sais pas d'où cela venait. La chance n'était pas avec nous aujourd'hui. Mais le rallye n'est pas terminé", a tout de même conclu le Belge qui semblait déterminé. Auteur de quatre "scratches", il semblait être le seul à pouvoir rivaliser avec Tänak avant ses déboires. Six des huit spéciales du jour ont à présent été disputées. Tänak en a remporté trois (ES9, ES12 et ES13). L'épreuve se termine dimanche. (Belga)