Geraint Thomas, Vincenzo Nibali, Jakob Fuglsang, Steven Kruijswijk et Simon Yates sont les favoris du 103e Tour d'Italie qui s'élance samedi de Monreale, en Sicile, sans Remco Evenepoel, blessé, ni le tenant du titre, Richard Carapaz. La formation Ineos Grenadiers a changé ses plans, alignant Carapaz sur le Tour de France et Thomas sur le Giro. Le Britannique a rapidement tourné la page de sa non-sélection au Tour de France, qu'il a remporté en 2018 et terminé en deuxième position l'an passé. "Ce n'est pas juste une course, c'est mon objectif de l'année", a-t-il résumé en conférence de presse vendredi matin. Avec trois étapes contre la montre, pour un total de 65 kilomètres, Thomas, fait figure de favori. Vincenzo Nibali, double vainqueur du Giro et seul ancien lauréat au départ, sera également l'un des principaux candidats à la victoire. Le 'Requin de Messin' n'a pas encore obtenu de résultat probant cette année, mais sait se préparer parfaitement pour un objectif. Le Giro part de chez lui, en Sicile, mais Nibali a des ambitions plus élevées qu'une victoire d'étape dans sa région natale. "Je ne sais pas si je peux gagner une étape 'à domicile' parce que mon objectif, c'est la victoire finale", a confié l'Italien Simon Yates a toujours un compte à régler avec le Giro après sa mésaventure de 2018: alors qu'il était maillot rose à deux jours de l'arrivée, le Britannique s'était écroulé dans une étape remportée par Froome. Il s'était adjugé la Vuelta quelques mois plus tard, en adoptant une autre approche: "Rester calme était le mot d'ordre. Une course par étapes dure trois semaines. Ici aussi nous devrons rester calmes quand il le faudra", a-t-il résumé. Yates semble en forme, comme le témoigne sa victoire à Tirreno-Adriatico. Jakob Fuglsang ne défendra pas son titre à Liège-Bastogne-Liège car il veut briller dans un Grand Tour. Deuxième du Tour de Pologne, vainqueur du Tour de Lombardie et cinquième des Mondiaux, le Danois a montré qu'il est affuté. Mais il n'a encore jamais réussi à briller dans une épreuve de trois semaines. Son jeune équipier Aleksandr Vlasov (24 ans) vainqueur du baby-Giro en 2018, pourrait être la révélation de ce Giro. Des interrogations concernent Steven Kruijswjik, troisième du Tour en 2019, qui a manqué la Grande Boucle en raison d'une fracture de la clavicule provoquée par une chute au Dauphiné. Le Néerlandais a peu couru, mais sait être constant tout au long d'une course par étapes. Miguel Angel Lopez, vainqueur d'étape au Tour, Rafal Majka, Ilnur Zakarin et Wilco Kelderman pointent au rang des outsiders. Seuls six Belges seront au départ: Iljo Keisse, Pieter Serry (Deceuninck-Quick Step), Victor Campenaerts (NTT) ainsi que Thomas De Gendt, Harm Vanhoucke et Sander Armée (Lotto Soudal). Comme souvent, c'est Thomas De Gendt qui semble avoir les meilleures chances de remporter une étape. Troisième du Giro 2012, il a déjà prouvé qu'il était capable de briller tant en montagne que dans les étapes de transition, souvent en ponctuant une échappée au long cours. Campenaerts, détenteur du record de l'heure, aura lui l'occasion de briller dans les trois chronos. (Belga)