Emmanuel Hubert, manager général de l'équipe Arkéa-Samsic, a confirmé lundi qu'une perquisition a lieu la semaine dernière au sein de l'hôtel de l'équipe durant le Tour de France. "Elle n'a concerné qu'un nombre très limité de coureurs, ainsi que leur entourage proche, non salarié de l'équipe", précise Emmanuel Hubert. "L'équipe, son manager général ainsi que son staff, actuellement cités dans les médias ne sont absolument pas mis en cause et en conséquence ne sont tenus informés d'aucun élément de près ou de loin, relatif au déroulement de l'enquête, qui je le rappelle ne vise ni l'équipe, ni son staff directement", détaille Hubert. "Nous soutenons bien évidemment nos coureurs, mais s'il s'avérait qu'à l'issue de l'enquête en cours des éléments venaient confirmer la véracité de pratiques de dopages, l'équipe se désolidariserait immédiatement de tels actes et prendrait sans attendre les mesures qui s'imposent pour mettre fin aux liens pouvant les unir avec des méthodes inacceptables et toujours combattues. En effet, l'équipe membre du MPCC, mouvement pour un cyclisme crédible, a toujours au cours de ces 20 dernières années démontré son attachement à l'éthique et pris position en faveur de la lutte contre le dopage." Lundi, le parquet de Marseille a annoncé "s'être saisi au titre du pôle santé publique d'une enquête actuellement diligentée par l'OCLAESP sur des soupçons de dopage visant une petite partie de l'équipe des coureurs" de l'équipe Arkéa-Samsic. La procureure de Marseille Dominique Laurens a confirmé que deux personnes avaient été placées en garde à vue, sans donner leur identité, et qu'avaient été découverts "de nombreux produits de santé dont des médicaments dans leurs affaires personnelles, mais également et surtout une méthode pouvant être qualifiée de dopante". (Belga)