Ineos Grenadiers n'a pas organisé de conférence de presse avec Egan Bernal lors de la journée de repos mais a proposé vers 19h19 une interview enregistrée de son chef de file. "Je suis détendu aujourd'hui. J'ai donné tout ce que j'avais en moi, je me suis battu jusqu'au dernier sanglot. Dès la première montée dimanche, j'ai dû m'accrocher, mais j'ai continué à me battre et à persévérer. Jusqu'à ce que je sois lâché lors de la dernière montée. Je ne peux rien y changer, c'est le cyclisme, la vie et maintenant nous devons continuer à nous battre et surtout n'avoir aucun regret", a déclaré le tenant du titre. "Quand j'ai épinglé ce numéro 1 pour la première fois, je savais qu'il allait être difficile d'être à nouveau numéro 1. J'ai vraiment apprécié ce titre, cet honneur, en faisant de mon mieux chaque jour. Je ne pense pas que j'ai ressenti la pression, c'était plus une sorte de respect de la course. Je voulais être bon, je savais que ce serait difficile dans la plus grande course de l'année avec les meilleurs coureurs au départ, mais je ne souffre pas de la pression de la course, plutôt du respect." "J'ai déjà gagné un Tour, personne ne peut me l'enlever. J'ai été le premier vainqueur colombien et j'en suis très fier. Je suis vraiment fier de ce que j'ai accompli l'année dernière à l'âge de 22 ans. Je devrais en être fier et je vais essayer de gagner à nouveau. Je veux gagner un autre Tour et d'autres courses, mais si je ne gagne plus jamais le Tour, cela ne peut pas être changé: j'ai déjà cette seule victoire." "Et bien maintenant, je veux récupérer tout en essayant d'aider les gars. Peut-être leur apporter des bidons en course, faire ce genre de travail que je ne fais jamais ou que je n'ai jamais fait. Je veux les aider et en plus, je compte profiter de la compétition. Sauter dans une échappée sans penser au classement? Non certainement pas. Je vais peut-être perdre un peu de temps dans les prochains jours. Si je me sens bien à nouveau, je partirai à l'attaque. Mais cela dépend de mon état et de mon dos, qui me fait encore mal", a conclu Bernal. (Belga)