La première étape du Tour de France s'est déroulée samedi dans des conditions extrêmement difficiles. "C'était délicat. Il n'avait pas plu ici depuis quatre mois. Il y avait de l'huile partout sur la route, c'était très glissant", a déclaré Tom Dumoulin. Le chef de file de Jumbo-Visma n'a cependant pas blâmé le jury. "Ils ne sentent pas à quel point la voiture suiveuse glisse." Dumoulin a fait preuve de clémence dans son jugement, contrairement à son coéquipier Robert Gesink. Ce dernier a imputé les nombreuses chutes à l'Union Cycliste Internationale (UCI). "Ils auraient dû intervenir", a jugé Gesink. Mais Dumoulin pensait que c'était trop dur. "C'était délicat pour la première étape d'un grande tour. Est-on allé au-delà de la limite? Non, on ne peut pas y faire grand-chose. Nous roulons assez souvent sous la pluie. Il faut toujours être prudent. Etait-ce aussi extrême que cela cette fois-ci? Le jury ne peut pas le voir." C'est le coéquipier de Dumoulin, Tony Martin, qui a calmé le peloton. "En tant que coureurs, nous devons faire face à ces circonstances du mieux que nous pouvons. En fin de compte, il y a eu beaucoup de glissades et de dérapages". Les coureurs d'Astana n'ont pas respecté l'accord au début, jusqu'à ce que leur leader Miguel Ángel López chute. "C'est bien fait pour eux, vous ne croyez pas?", a conclu Dumoulin. (Belga)