La 5e étape du Tour de France, longue de 183 kilomètres entre Gap et Privas, s'adresse mercredi aux sprinteurs, à moins que les plus combatifs des coureurs parviennent à mener une échappée. Le Français Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) est toujours en jaune avec 4 secondes d'avance sur le Britannique Adam Yates (Mitchelton-Scott) et 7 sur le Slovène Primoz Roglic (Jumbo-Visma) vainqueur mardi de la 4e étape. Le parcours, souvent en faux-plat descendant, se dirige vers la vallée du Rhône, souvent ventée, et traverse le fleuve à hauteur du Teil, à 31 kilomètres de l'arrivée, avant un final ardéchois qui franchit une petite côte (Saint-Vincent-de-Barrès, 2,7 km à 4,2 %) à l'approche des 15 derniers kilomètres, plutôt en faux-plat montant. Pour le directeur de course Thierry Gouvenou, "il n'y a pas de vraie difficulté". "Le seul petit risque consiste en la traversée du Rhône, en cas de mistral", ajoute-t-il en précisant que "les bordures sont peu probables" toutefois en raison de la direction du vent dominant. Pour les sprinteurs, le danger tient davantage aux puncheurs qui pourraient sortir dans le final avant l'arrivée installée près du stade de Privas. La préfecture de l'Ardèche (8700 habitants) reçoit le Tour pour la deuxième fois de son histoire. Mais, en 1966, elle n'avait eu qu'un départ d'étape. Départ de Gap à 13h10 (lancé à 13h20), arrivée à Privas vers 17h29 (moyenne calculée à 44 km/h). (Belga)