"Il serait inacceptable que des entreprises privées profitent de la crise sanitaire pour faire un maximum de profit", s'inquiète mardi le chef du groupe PTB au parlement wallon, Germain Mugemangango. "Nous voulons que toute la clarté soit faite sur les contrats qui ont été signés avec les sociétés qui vont se charger du suivi des contacts". La ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale (PS), a évoqué un coût de 47 millions d'euros pour une mission de 6 mois, rappelle le PTB. "Ce sont des sociétés qui n'ont pas forcément pour habitude d'agir pour un intérêt autre que celui de leurs bénéfices. CallExcell et LEM Interim ont réalisé à deux un bénéfice de près de 2,7 millions d'euros en 2018. Dans le CA de CallExcell, on retrouve une personnalité comme Roland Duchâtelet, qui n'est pas devenu l'un des hommes les plus riches de Belgique - 1,2 milliard de fortune - en mettant en priorité l'intérêt général", estime le PTB. Pour Germain Mugemangango, chef du groupe PTB, les 47 millions versés par le gouvernement wallon n'iront pas "remplir les poches des travailleurs". "Sur le site de l'équivalent flamand du Forem, le VDAB, on parle d'un contrat corona rémunéré à 11,33 euros brut de l'heure. Or tout le monde a pu entendre Paul Magnette, président du Parti Socialiste, expliquer pendant des semaines qu'il voulait se battre pour un salaire minimum de 14 euros brut de l'heure. Il serait évidemment inacceptable que les enquêteurs du suivi des contacts soient payés à un salaire inférieur", estime-t-il. Le PTB veut connaître les conditions salariales et les conditions de travail des futurs enquêteurs. Le parti demande aussi la transparence la plus complète sur la ventilation des 47 millions de dépenses publiques prévues pour cette mission. (Belga)