Dix personnes, dont deux militaires en activité, ont été interpellées et placées en garde à vue mardi dans une enquête sur un vaste trafic d'armes en France, a appris l'AFP mercredi de sources judiciaire et proche du dossier.Ce coup de filet a été ordonné par des juges d'instruction parisiens chargés depuis le 25 juin 2020 d'une information judiciaire pour "acquisition, détention, cession, transport d'armes de catégories A et B en réunion" et "association de malfaiteurs", a précisé la source judiciaire, confirmant une information de la chaîne de télévision française TF1. Le réseau est soupçonné d'avoir fourni des armes à des trafiquants de drogue et des sympathisants d'ultradroite, a indiqué la source proche du dossier. L'un des deux militaires arrêtés travaille au ministère de la Défense et l'autre est affecté sur une base de l'est de la France. "Un ancien soldat ou encore un passionné d'armes sympathisant de l'ultradroite" figurent aussi parmi les suspects, a précisé TF1. Leur garde à vue peut durer jusqu'à quatre-vingt-seize heures. Certains suspects rachetaient auprès de collectionneurs privés des fusils d'assaut, des pistolets automatiques, des fusils mitrailleurs rendus inopérants, selon les premiers éléments de l'enquête dévoilés par la chaîne. "Cet arsenal était ensuite rendu à nouveau actif, remilitarisé, avant d'être revendu au marché noir aux plus offrants", ajoute TF1. Joint par l'AFP, le ministère de la Défense n'avait pas réagi en début de soirée. (Belga)