Les frères Kevin, Jonathan et Dylan Borlée, ainsi que Camille Laus et Hanne Claes évolueront à partir du 1er janvier 2021 sous l'égide de Sport Vlaanderen et de la ligue flamande d'athlétisme (VAL) et non plus sous celles de la Ligue francophone (LBFA) et de l'ADEPS. Un transfert qui confirme "la faim et l'ambition" de Sport Vlaanderen, a résumé vendredi le ministre flamand des Sports Ben Weyts (N-VA)."Le Team Borlée n'a pas besoin de présentation", a expliqué Ben Weyts lors de la conférence de presse virtuelle. "Nous attendons avec impatience la chair de poule et la joie que ces athlètes nous apporteront. Ce transfert confirme notre faim et notre ambition. Et l'ambition est d'obtenir huit médailles aux Jeux Olympiques de Tokyo l'année prochaine. C'est dans cette ambition et ce professionnalisme que l'équipe Borlée et Sport Vlaanderen se sont trouvés. Avec notre politique sportive, nous avons fait en Flandre un choix clair: nous nous concentrons sur les athlètes qui peuvent atteindre un top-huit dans les grands tournois internationaux. Nous visons le top-huit avec les Belgian Cheetahs et le relais mixte. Avec les Belgian Tornados, nous visons une médaille. Ils peuvent être une source d'inspiration pour les jeunes et inciter les nouvelles générations à choisir l'athlétisme." La Flandre a prévu un budget de 130 millions d'euros pour le sport de haut niveau durant cette législature. En outre, dix millions d'euros supplémentaires seront investis dans des infrastructures de haut niveau. "La Flandre veut investir davantage dans le sport de niveau", détaille Ben Weyts. "Nous offrons aux athlètes un soutien professionnel, un programme adapté et une infrastructure solide." Les athlètes du clan Borlée ne sont pas les premiers à passer d'une fédération francophone à flamande, ou inversement. C'est un phénomène propre à la structure de l'État belge. En athlétisme, Koen Naert était ainsi passé de la VAL à la LBFA il y a quelques années. Le judoka Toma Nikiforov avait quitté la fédération francophone pour son pendant flamand fin 2018. L'exemple le plus récent vient du taekwondo, où Jaouad et Badr Achab, Raheleh Asemani et Indra Craen ont rejoint fin septembre la fédération francophone en provenance de l'aile flamande. "Un peu de concurrence augmente les ambitions et, de ce point de vue là, c'est certainement une bonne chose", a confié Ben Weyts. "Cela ne signifie pas pour autant que nous chassons désormais en Belgique francophone. Le plus important est que les athlètes réalisent leurs performances dans les meilleures conditions possibles. Et dans le cas du Team Borlée, c'est au sein de Sport Vlaanderen." A Sport Vlaanderen, les Borlée se retrouvent sur la liste d'élite, avec des athlètes de haut niveau qui ont un contrat de travail. En principe, cette situation est réexaminée chaque année, mais une exception sera probablement faite pour les Borlée. "Compte tenu de leurs performances passées et de leur vision de l'avenir (les frères Borlée veulent continuer jusque 2022, ndlr), le contrat portera probablement sur plus d'un an", a confié Rutger Smith (coordinateur du sport de haut niveau à la VAL, ndlr). (Belga)