La Maison Blanche a annoncé mercredi une nouvelle salve de grâces ou mesures de clémence par le président Donald Trump, qui bénéficiera notamment au père de son gendre et conseiller Jared Kushner.Deux personnalités mises en cause dans l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection de 2016, Paul Manafort, ex-directeur de campagne de Donald Trump et son ancien conseiller Roger Stone, figurent aussi dans cette liste, communiquée par l'exécutif américain. En juillet dernier, le président républicain avait déjà commué la peine de M. Stone, son ami de longue date, condamné pour avoir tenté d'influencer des témoins et pour avoir menti au Congrès dans le cadre de l'enquête russe. "Monsieur le Président, ma famille et moi vous remercions humblement pour cette grâce présidentielle que vous m'accordez. Les mots sont insuffisants pour dire toute notre reconnaissance", a commenté de son côté Paul Manafort sur Twitter. M. Manafort purgeait une peine de sept ans et demi de prison pour diverses fraudes débusquées dans le cadre de l'enquête du procureur Mueller. Il avait été placé en résidence surveillée en mai en raison de l'épidémie de coronavirus. Le père de Jared Kushner, Charles Kushner avait quant à lui été condamné pour des malversations fiscales. En tout 26 personnes ont été graciées mercredi par le milliardaire et trois personnes ont bénéficié d'une commutation de leur peine. Ces grâces sont venues s'ajouter à celles déjà accordées par Donald Trump mardi à d'ex-mercenaires condamnés pour les meurtres d'Irakiens en 2007, qui ont provoqué l'indignation. "Tout le monde avait anticipé ce déversement nauséabond de grâces et de mesures de clémence pour les apparatchiks et les alliés de Donald Trump. Ce n'est pas une nouvelle surprenante. Mais ce spectacle est toujours révoltant. Et c'est loin d'être fini !", a notamment critiqué David Axelrod, ancien conseiller de Barack Obama. (Belga)