Le président américain Donald Trump est arrivé lundi soir à Londres pour le 70e anniversaire de l'Otan, un sommet qui s'annonce tendu après les propos de son homologue français Emmanuel Macron sur une organisation en état de "mort cérébrale".L'avion présidentiel Air Force One s'est posé en milieu de soirée à l'aéroport de Stansted, non loin de Londres. "Je pars pour l'Europe pour représenter notre pays et me battre pour les Américains pendant que les +démocrates-qui-ne font-rien+ ont volontairement programmé une audition dans la procédure de destitution au même moment que l'Otan," avait tweeté, peu après son départ, le locataire de la Maison Blanche. Après deux mois d'enquête, la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, entame mercredi le débat juridique pour savoir si les faits reprochés au président sont suffisamment graves pour justifier sa mise en accusation ("impeachment"). Face aux alliés des Etats-Unis, le milliardaire républicain devrait une nouvelle fois plaider pour un meilleur du partage du fardeau au sein de l'Alliance. Dans un tweet envoyé depuis Air Force One, il s'est félicité de la hausse des dépenses de défense de nombre de pays européens depuis son arrivée au pouvoir, un mouvement qui avait cependant été amorcé sous la présidence de Barack Obama. Sa rencontre bilatérale avec Emmanuel Macron, prévue mardi, sera scrutée avec une attention particulière. Le président français a en effet jeté un pavé dans la mare début novembre en affirmant que l'Alliance était en état de "mort cérébrale", déplorant le manque de coordination entre les Etats-Unis et l'Europe face à l'offensive de la Turquie dans le nord-est de la Syrie. Le président américain, qui est accompagné de sa femme Melania, retrouvera Washington mercredi soir. "Le sentiment général est que la durée de ce rendez-vous a été volontairement raccourcie pour essayer de limiter des désaccords qui ont marqué les précédents sommets", souligne Amanda Sloat, chercheuse à la Brookings Institution. (Belga)