Egan Bernal, prétendant à sa propre succession sur le Tour de France, a repris le départ d'une course pour la première fois depuis près de six mois sur la Route d'Occitanie samedi, un "bon entraînement" pour "monter en puissance" d'ici la Grande Boucle (29 août - 20 septembre), a-t-il expliqué. "En ce qui me concerne, je veux me faire plaisir et monter en puissance jusqu'au Tour. C'est un bon entraînement. Le plus important vraiment est de profiter", a estimé le prodige colombien (23 ans) d'Ineos avant de prendre le départ de la 1re étape de la Route d'Occitanie à Saint-Affrique samedi. "On est super contents de pouvoir à nouveau épingler un dossard, de prendre le départ d'une course, revoir les autres équipes", a souligné le grimpeur de Zipaquira pour son retour à la compétition depuis un Tour de Colombie à domicile achevé le 16 février. Une longue interruption, conséquence de la pandémie qui a brutalement stoppé la saison cycliste mi-mars et obligé le monde du vélo à un protocole sanitaire strict pour permettre une reprise. "Nous sommes dans une situation super étrange. Le plus important est de nous adapter à cette nouvelle situation en compétition", a-t-il jugé au moment de s'élancer sur la première course en France depuis le déconfinement. Arrivé en Europe il y a moins de deux semaines par un vol spécial affrété par son gouvernement à Bogota pour lui et ses compatriotes du peloton Nairo Quintana (Arkea-Samsic), Rigoberto Uran (EF Pro Cycling) ou encore Miguel Angel Lopez (Astana Pro Team) -ainsi que d'autres sportifs colombiens- Egan Bernal aura un premier test samedi en Occitanie où du vent est annoncé pour l'arrivée à Cazouls-lès-Béziers aux alentours de 16H30 (14H30 GMT). (Belga)