On attend en cours de journée de jeudi une décision sur la forme que pourra prendre l'aide apportée par la Belgique au Liban à la suite des violentes explosions qui ont secoué Beyrouth mardi, apprend-on aux Affaires étrangères. La Belgique avait rapidement signalé être prête à apporter une assistance, notamment via les équipes d'intervention d'urgence de B-Fast, mais il restait à voir comment rencontrer les attentes précises des Libanais. Mercredi, au lendemain des explosions meurtrières, l'UE a activé son mécanisme de protection civile à la demande des autorités libanaises. La Commission européenne a donc endossé un rôle de coordination, s'appuyant sur les offres d'aide des divers États membres. D'emblée, l'exécutif européen a annoncé gérer l'envoi d'au moins une centaine de pompiers spécialisés en recherche et secours en zone urbaine. Selon le porte-parole des Affaires étrangères Karl Lagatie, la Belgique a reçu mercredi en fin d'après-midi des précisions sur les demandes spécifiques des autorités locales libanaises, en termes d'aide qui serait utile sur place. Il faut désormais un feu vert politique pour la concrétisation d'une assistance belge. Ce feu vert est attendu dans la journée. Les explosions, dans un entrepôt du port de Beyrouth stockant du nitrate d'ammonium, ont fait au moins 137 morts et 5.000 blessés, selon un dernier bilan provisoire du ministère libanais de la Santé. Des centaines de milliers de personnes se retrouvent sans abri. Jusqu'ici, on sait que deux Belges font partie des victimes. (Belga)