Une large majorité des détenus des ailes DeRadex sollicitent un accompagnement personnel

Publié le à BRUXELLES (Belgium)

Actuellement, les détenus radicalisés ou soupçonnés de l'être, au sein des prisons belges, sont 226 à être "suivis" de près au sein de la DG des Établissements pénitentiaires (EPI), a-t-on appris vendredi auprès de ce service. Les sections DeRadex des prisons d'Hasselt et d'Ittre n'hébergent qu'une petite partie des personnes suspectées de radicalisation et d'extrémisme: il y en a 8 à Hasselt et 15 à Ittre. Ces sections relativement récentes (elles ont été ouvertes en 2016) rassemblent les détenus radicalisés que l'on estime devoir séparer des autres pour éviter qu'ils ne les radicalisent à leur tour. Dans ces sections mais pas seulement, des aides à la déradicalisation sont disponibles, par exemple par un accompagnement personnalisé de la part d'un "consultant en déradicalisation". Selon une porte-parole du département flamand "Bien-être, santé publique et famille", quasi tous les détenus de DeRadex côté flamand font, sur base volontaire, appel à un tel accompagnement. A Hasselt, il n'y a ainsi qu'une seule personne qui refuse obstinément toute forme d'aide, note-t-elle. A Ittre, 10 personnes de l'aile DeRadex sont actuellement accompagnées, à la suite d'une initiative du détenu, par le Caprev, Centre de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le Caprev parle d'un "parcours de désengagement" de la violence, et non de "déradicalisation". Cela passe par l'identification éventuelle des causes de la violence, et un accompagnement dans une réflexion sur les impacts et les solutions, indique le Caprev. Celui-ci ne limite pas son travail à l'aile DeRadex d'Ittre, il intervient "dans tous les établissements pénitentiaires où un détenu formule une demande", précise-t-il. (Belga)
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