Infrabel a estimé une perte de 47,7 millions d'euros en 2020 suite à la crise liée au coronavirus, a confirmé mercredi le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire lors de la commission de la Mobilité et des Entreprises publiques de la Chambre. Auditionné en commission, Infrabel est revenu sur les impacts de la crise, notamment financiers. Le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire a estimé cet impact à une perte de 47,7 millions, à condition que le trafic ne soit pas perturbé par de nouvelles mesures de la part des autorités et à une éventuelle nouvelle vague de contaminations. Infrabel demande dès lors une compensation à concurrence du même montant pour faire face à cette perte. Le gestionnaire a indiqué lors de son audition que cela devrait pouvoir intervenir avant le mois de novembre, moment à partir duquel le manque de liquidité se fera sentir. Egalement auditionnée, la SNCB a confirmé le montant de la perte de 400 millions d'euros engendrée à la suite de la crise et déjà révélé par le ministre de la Mobilité François Bellot, en commission Mobilité de la Chambre le 1er juillet dernier. La société ferroviaire a par ailleurs révélé que la suspension du contrôle des titres de transport avait engendré une augmentation de l'ordre de 30% des voyageurs fréquentant les trains sans titre de transport valable. Si le nombre de voyageurs continue sa croissance, avec près de 440.000 voyageurs pour la journée de mardi, contre environ 900.000 en temps normal, la société ferroviaire a souligné qu'elle continuait de suivre l'évolution du taux d'occupation dans ses trains au jour le jour. "Avant la crise, l'occupation moyenne était de 38% pour descendre à 5% en pleine crise. Elle est, aujourd'hui, à 17%", a expliqué la CEO de la SNCB, Sophie Dutordoir. La patronne de la société ferroviaire belge a par ailleurs annoncé que la SNCB était en train de prendre différentes mesures pour réinstaurer certains trains P, les trains supplémentaires en heures de pointe, à partir du 1er septembre. (Belga)