Une équipe scientifique internationale dirigée par le professeur de la VUB Krijn de Vries et le Dr Steven Prohira de l'Ohio State University est parvenue pour la première fois à détecter une traînée de particules. Ce faisant, elle démontre que la technologie radar peut être utilisée dans la recherche de neutrinos cosmiques. Les résultats de cette percée sont publiés dans la revue Physical Review Letters.Une traînée de particules est créée lorsqu'une particule cosmique de très haute énergie entre en collision, dans l'atmosphère terrestre, ou encore, dans la glace polaire. Les scientifiques recherchaient une réflexion radar de ce phénomène depuis les années 1940. L'équipe De Vries-Prohira a démontré pour la première fois que pour la détection de neutrinos avec des énergies supérieures à 10 milliards d'électrons volt (PeV), la technologie radar peut être utilisée. Les neutrinos sont des particules élémentaires provenant des recoins les plus éloignés de l'univers. Ils n'ont quasiment pas de masse et n'interagissent pour ainsi dire pas. Au SLAC National Accelerator Laboratory en Californie, les scientifiques ont utilisé un faisceau d'électrons de haute énergie pour simuler une traînée de particules dans une cible de plastique, semblable à la traînée qu'un neutrino laisse quand il entre en collision dans la glace antarctique. Alors qu'une antenne projette un rayonnement radio sur la cible en plastique, elle est surveillée par d'autres antennes. Et il s'est avéré, qu'en effet, les autres antennes ont pu voir la trace des particules. L'équipe scientifique ambitionne de tester la méthode radar en Antarctique l'an prochain, de quoi faire un pas vers un détecteur capable de mesurer les traces réelles de neutrinos. "Le type de neutrinos que nous pourrons détecter avec la technologie radar pourra nous en dire plus sur les phénomènes astronomiques hautement énergétiques de notre univers. Cela pourrait même mettre en lumière une nouvelle physique", selon le professeur de Vries. (Belga)