Une vingtaine de personnes, selon les estimations de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles, se sont rassemblées dimanche vers 12h00 devant la Bourse à Bruxelles, en cette journée internationale des droits des femmes, pour manifester contre l'ouverture des magasins le dimanche. "Les magasins sont déjà ouverts le samedi et cela entrave la vie privée de milliers de travailleurs, surtout des femmes, qui n'ont que rarement le droit de profiter d'un week-end", a déclaré la Centrale nationale des employés (CNE), organisatrice de la manifestation. "Nous dénonçons, dans le cadre de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, les enseignes qui ouvrent le dimanche, sachant que 67% du personnel de vente sont des femmes et que, parmi elles, un certain nombre assument seules une charge de famille. Il faut savoir qu'environ 90% des familles monoparentales sont en effet gérées par des femmes", a indiqué la CNE. "La majorité des employés qui travaillent le dimanche ne le font pas par choix mais sous la contrainte. Dans pas mal de cas, leur contrat de travail le mentionne. Dans d'autres, ils n'osent pas refuser parce qu'ils ont un contrat précaire qu'ils espèrent voir renouvelé. Par ailleurs, ils ne perçoivent en général pas de sursalaire", a encore mentionné le syndicat. "Le travail du dimanche ne crée même pas d'emplois. Par contre, il permet d'étendre le temps d'exploitation des travailleurs au profit des actionnaires de grosses enseignes", considère-t-il. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers les commerces du centre-ville de Bruxelles pour sensibiliser les commerçants et les clients aux conséquences de l'ouverture des commerces le dernier jour de la semaine. (Belga)