Robbe Ceyssens, le coach d'Elise Mertens, avait le sourire, mardi à New York, au lendemain de la qualification de sa protégée pour les quarts de finale à l'US Open. Le Limbourgeois, 26 ans, qui est également son compagnon à la ville, avait apprécié, dans les tribunes du stade Arthur Ashe, la prestation quatre étoiles de la N.1 belge contre Sofia Kenin (WTA 4), lauréate de l'Australian Open, et tête de série N.2 du tableau. "Nous étions bien préparés pour ce match contre Kenin", a-t-il confié. "On savait ce qu'elle faisait. Nous avions visionné le match de la défaite contre elle en Chine (NDLR : au tournoi WTA de Wuhan) l'an dernier et nous avions un bon plan. Je suis très satisfait de la manière dont Elise se comporte sur le court, de sa gestion mentale et du fait qu'elle cherche à produire constamment son meilleur tennis. Et puis, il y a le service. Elle a servi 7 aces, aucune double faute, la qualité de sa deuxième balle était excellente, ainsi que celle de la balle suivant le retour de l'adversaire. On voit que l'on y a travaillé." Sereine, solide et plus conquérante qu'avant, Elise Mertens impressionne à New York. Des joueuses encore dans le tableau, la Limbourgeoise, 24 ans, est la seule avec l'Américaine Jennifer Brady (WTA 41) qui s'est qualifiée en premier mardi pour les demi-finales, à ne pas avoir encore perdu le moindre set. Robbe Ceyssens, toutefois, ne veut pas s'emballer et se méfie de ce quart de finale contre la revenante Victoria Azarenka (WTA 27), finaliste à l'US Open en 2012 et 2013. "On n'est pas occupé à parler d'une victoire en Grand Chelem", a-t-il poursuivi. "On prend match par match et on verra. Maintenant, si Elise parvient à maintenir le niveau de jeu qu'elle a affiché contre Kenin, elle peut aller loin, oui. C'était sans doute son meilleur match de l'année. Mais demain sera un autre jour, une autre adversaire, qui peut éventuellement lui faire mal, ou plus mal que Kenin. Il faudra bien servir, car Azarenka retourne très bien. Si Elise parvient à bien trouver ses zones, elle pourra prendre l'ascendant. Azarenka est aussi agressive, et peut jouer près de sa ligne de fond. Il faudra éviter de se faire repousser et tâcher de la faire courir." (Belga)