Harvard a beau tenir compte de facteurs raciaux dans la sélection de ses étudiants, la prestigieuse université ne défavorise pas les étudiants d'origine asiatique, a conclu mardi une juge fédérale de Boston, déboutant une organisation qui dénonçait de la discrimination à leur égard.Le programme de sélection de la plus célèbre des universités américaines n'est "pas parfait", mais "la Cour ne va pas démanteler un très bon programme qui passe la barre constitutionnelle, juste parce qu'il pourrait être mieux", a conclu la juge Allison Burroughs, dans sa décision de 130 pages. La plainte remontait à novembre 2014, lorsqu'une organisation dénommée "Students for Fair Admissions" ("Etudiants en faveur d'admissions justes"), dirigée par un conservateur, avait attaqué en justice la plus prestigieuse université des Etats-Unis, un pays où les statistiques ethniques sont autorisées. L'organisation, dont la plainte avait été soutenue par le gouvernement Trump, affirmait que, même si les Asiatiques comptent dorénavant pour près d'un quart des étudiants de la prestigieuse université, ils étaient proportionnellement sous-représentés, compte tenu des résultats académiques - supérieurs à la moyenne - de leur groupe ethnique. Mais après trois semaines d'audience fin 2018, puis d'ultimes plaidoiries en février dernier, la juge Burroughs a estimé qu'Harvard respectait scrupuleusement la jurisprudence fédérale, qui autorise l'utilisation de certains critères ethniques à condition qu'ils visent uniquement, à assurer la diversité de la population étudiante. (Belga)