La campagne de vaccination du grand public contre le nouveau coronavirus par l'Union européenne intervient de manière plus tardive qu'aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni en raison des mécanismes d'autorisation de mise sur le marché (AMM) en vigueur au sein de l'UE, a expliqué mercredi Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral Covid-19, lors du point presse du Centre de crise et de l'Institut de santé publique Sciensano.Alors que les premières doses du vaccin ont commencé à être administrées en Russie, aux États-Unis, au Canada, aux Émirats arabes unis et au Royaume-Uni, les Belges pourraient être tentés de se demander pourquoi notre pays et d'autres États européens semblent être en retard dans leurs campagnes de vaccination du public. L'attente est "liée à l'examen des données par les autorités compétentes nécessaire à l'autorisation de mise sur le marché des vaccins", souligne le porte-parole interfédéral Covid-19. En effet, ces formalités ne sont pas les mêmes partout dans le monde. L'UE a opté pour la notion d'"autorisation de mise sur le marché conditionnelle", qui permet, selon M. Van Laethem, de délivrer, dans cette situation d'urgence, un vaccin le plus rapidement et sûrement possible à toute la population européenne. Cette mise sur le marché conditionnelle ne peut être accordée qu'à condition de disposer de toutes les données de qualité et de sécurité nécessaires. Or, les autorités compétentes demandent parfois aux entreprises de fournir des rapports supplémentaires sur base de leurs questions. Il s'agit donc d'une "évaluation approfondie et il faut que le vaccin ait des avantages nettement supérieurs aux risques éventuels qu'il pourrait comporter pour la population. (...) Cette mise sur le marché se fait dans le même type de conditions de sécurité que les autres médicaments ou vaccins en dehors du contexte de la crise sanitaire actuelle", souligne M. Van Laethem. (Belga)