Le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke (sp.a) va soumettre à analyse médicale et juridique une éventuelle adaptation du programme belge de vaccination concernant le vaccin de Pfizer/BioNTech, a-t-il indiqué lundi sur les ondes de Radio 1 (VRT).Face à l'inquiétude générée par le dispersion du variant "britannique" du Sars-CoV-2, certains scientifiques estiment qu'il serait préférable d'administrer une seule dose du vaccin à un maximum de gens le plus rapidement possible, plutôt qu'en deux fois, comme prévu pour le moment. Selon eux, le vaccin de Pfizer/BioNTech, dont la disponibilité sera encore assez limitée en ce début d'année en Belgique, offre une protection suffisante à court terme, ce qui permet de reporter la seconde injection à plus tard. Pareil choix permettrait donc d'inoculer deux fois plus de personnes à brève échéance, font-ils valoir. Interrogé lundi matin sur cette éventualité, le ministre Vandenbroucke a précisé qu'il n'y avait à ce stade pas de consensus scientifique à ce sujet. "J'ai demandé à notre taskforce en charge de la stratégie de vaccination d'étudier cela d'un point de vue médical", a-t-il commenté. Il a également chargé l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) d'analyser d'un point de vue juridique une éventuelle adaptation de la stratégie de vaccination, et sa compatibilité avec le cadre réglementaire européen en matière d'homologation des vaccins. "Imaginez que les médecins disent qu'il serait bien d'adapter le programme de vaccination. Que devrons-nous alors faire vis-à-vis de l'Union européenne qui, en la matière, fait autorité", a souligné M. Vandenbroucke. À l'inverse de l'analyse médicale qui va devoir éplucher quantités de documents scientifiques, l'étude juridique pourrait, elle, aller assez vite, a encore estimé le ministre. (Belga)