Environ 8.000 manifestants se sont massés mercredi matin devant la cour pénale d'Athènes dans l'attente du verdict dans le procès fleuve du parti néonazi Aube dorée, accusé d'être une "organisation criminelle", qui mettra un terme à cinq ans et demi d'audiences. À l'appel du mouvement antifasciste, de syndicats et de partis de gauche, la foule a commencé à se rassembler plus de deux heures avant le verdict, attendu à 08h00 GMT (10h00 heure belge), qui décidera du sort du parti d'Aube dorée et d'une soixantaine de ses dirigeants et de ses militants. Le verdict ou plutôt les verdicts seront prononcés par Maria Lepenioti, qui a présidé plus de 400 audiences et vu défiler 150 témoins et une cinquantaine d'avocats. À l'extérieur du palais de justice, les forces de police étaient déployées en nombre, les bus de la police anti-émeute encerclant complètement le bâtiment, a constaté une journaliste de l'AFP. De nombreux panneaux brandis par les manifestants proclamaient "le peuple veut les nazis en prison". "Il faut condamner cette organisation criminelle, il faut que le monde entier comprenne ce qu'est le national socialisme. Aujourd'hui la Grèce envoie un message au monde entier: stop à cette idéologie meurtrière! ", a déclaré l'un des protestataires Panagiotis Kapelanos. Soixante-huit personnes sont jugées dont une vingtaine sont d'anciens députés et cadres du parti, y compris son fondateur et chef Nikos Michaloliakos. Ceux-ci accusés de "direction d'une organisation criminelle" encourent des peines allant de cinq à quinze ans de prison. Quarante-cinq personnes sont accusées pour "appartenance" à une telle organisation et risquent cinq à dix ans de prison, tandis que trois autres sont poursuivis pour d'autres chefs relatifs aux affaires jugées. (Belga)