Une consultation était organisée, lundi après-midi, entre les syndicats, la direction générale des établissements pénitentiaires et le cabinet du ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne au sujet de l'adaptation des règles sanitaires, alors que la diffusion du coronavirus repart de plus belle. Les différentes parties ont qualifié la réunion de "constructive". Ces dernières semaines, les syndicats ont exprimé des inquiétudes quant à l'assouplissement des règles sanitaires, notamment lors des visites non surveillées. Compte tenu de l'évolution des taux de contamination dans la société, l'administration pénitentiaire a soumis plusieurs propositions parmi lesquelles la suspension de la visite hors surveillance à partir du vendredi 16 octobre, pendant un mois. "Le cabinet du ministre suggère également d'encourager le congé pénitentiaire sous la forme d'un bloc de trois jours consécutifs par trimestre, et donc d'éviter le morcellement. De plus, les détenus revenant de congé pénitentiaire passeront 24h à l'isolement avant d'être examinés par un médecin. Ils devront aussi subir un test Covid-19 le septième jour après leur retour, d'après les suggestions mises sur la table", poursuit Claudine Coupienne, secrétaire permanente CSC Services publics. Dernier point: les prisonniers seront obligés de se masquer à chaque fois qu'ils quittent leur cellule, y compris en promenade. Et l'administration pénitentiaire d'insister sur l'importance du "respect des règles d'hygiène par les détenus et les membres du personnel." Le banc syndical (CSC, CGSP, SLFP) s'est engagé à défendre les propositions auprès de ses affiliés. Le cabinet du ministre Vincent Van Quickenborne attend leurs réponses pour mercredi. Si les mesures devaient être approuvées, elles entreraient en application 36h plus tard, ponctue la CSC. (Belga)