Les Etats-Unis ont annoncé mercredi des sanctions à l'encontre de deux entreprises basées aux Emirats Arabes Unis, l'équipementier Delta Parts Supply FZC et le transporteur Parthia Cargo, pour leur "soutien matériel" apporté à la compagnie aérienne iranienne Mahan Air."Le régime iranien utilise Mahan Air pour diffuser son programme de déstabilisation à travers le monde, y compris auprès des régimes corrompus de Syrie et du Venezuela, ainsi qu'aux groupes terroristes du Moyen-Orient", a déclaré le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, cité dans un communiqué de presse. "Les États-Unis continueront de prendre des mesures contre ceux qui soutiennent cette compagnie aérienne", a-t-il également averti. Les deux fournisseurs sont placés sur la liste noire des Etats-Unis, et leurs avoirs dans le pays sont gelés. Amin Mahdavi, qui "possède ou contrôle" Parthia Cargo, est également visé par ces sanctions. Le département américain de la Justice a de son côté lancé des poursuites contre Amin Mahdavi et Parthia Cargo, pour leur "(participation) à une conspiration criminelle visant à violer les lois américaines sur l'exportation et (à contourner) les sanctions contre l'Iran". Mahan Air, deuxième compagnie iranienne après la compagnie publique Iran Air, figure sur la liste noire des entités visées par les sanctions américaines contre l'Iran depuis 2011. Les autorités iraniennes avaient rapporté, fin juillet, qu'un avion de ligne Mahan Air qui effectuait la liaison Téhéran-Beyrouth, avait été approché en plein vol par deux avions de combat américains, obligeant le pilote à prendre des mesures d'urgence, et que certains passagers avaient été blessés de ce fait. Le Centre de commandement américain avait alors expliqué qu'un F-15 américain, en mission de "routine", s'était approché de l'avion iranien et s'en était éloigné après l'avoir identifié comme un avion de passagers de Mahan Air. Par ailleurs, les Etats-Unis devraient activer dès jeudi un mécanisme controversé visant à imposer au Conseil de sécurité de l'ONU le rétablissement de toutes les sanctions internationales contre l'Iran, a-t-on appris l'AFP mercredi de sources diplomatiques. Plusieurs pays membres du Conseil de sécurité ont en effet été prévenus d'un déplacement jeudi de Mike Pompeo à New York, où siège l'ONU, afin de déclencher cette procédure dite "snapback". Le porte-parole du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a pour sa part confirmé que ce dernier recevrait jeudi en début d'après-midi le secrétaire d'Etat américain dans sa résidence new-yorkaise, sans préciser si cette rencontre serait liée à l'Iran. (Belga)