Le gouvernement américain veut donner un nouvel élan aux éoliennes en mer avec comme objectif d'alimenter en énergie plus de 10 millions de foyers aux États-Unis d'ici 2030, mesure supplémentaire dans l'arsenal proposé par Joe Biden pour lutter contre le changement climatique.L'objectif, porté par les ministères du Commerce, de l'Intérieur, des Transports et de l'Énergie, est de parvenir à produire 30 gigawatts (GW) d'énergie éolienne dans le pays à cette date, explique la Maison Blanche dans un communiqué lundi. Atteindre ce but nécessitera plus de 12 milliards de dollars d'investissements par an sur les côtes atlantiques et pacifiques et créera des dizaines de milliers d'emplois, affirme l'administration. Cela devrait permettre d'éviter l'émission de 78 millions de tonnes de CO2, assure également la Maison Blanche. Pour y parvenir, le gouvernement prévoit notamment de désigner une zone de développement de l'éolien en mer aux larges des côtes des États de New York et du New Jersey. Des lots seront proposés pour l'exploitation d'ici fin 2021-début 2022. L'administration prévoit aussi d'accorder 230 millions de dollars pour que les ports puissent se moderniser et soutenir plus facilement les projets d'éoliennes en mer. Elle va aussi accorder jusqu'à 3 milliards de dollars de prêts aux entreprises du secteur. L'Agence atmosphérique et océanique américaine (NOAA) a de son côté prévu de partager des informations avec la société spécialisée Ørsted Wind Power North America, qui devraient permettre de "combler certaines lacunes dans la cartographie et l'observation des océans". L'agence va aussi accorder un million de dollars pour des recherches sur la cohabitation entre les projets d'éoliennes en mer et les communautés côtières, en particulier les pêcheurs. Le président américain a déjà engagé plusieurs mesures de protection de l'environnement. Peu après son investiture fin janvier, il avait ainsi annoncé un moratoire sur les forages d'hydrocarbures sur les terres et les eaux fédérales avant, quelques semaines plus tard, de revenir officiellement dans l'accord de Paris. Ces annonces interviennent par ailleurs à deux jours de la présentation par le président américain d'un vaste plan de dépenses dans les infrastructures, qui pourrait se monter à quelque 3.000 milliards de dollars. (Belga)