Emma Meesseman, 26 ans, 1m93, a conquis le titre WNBA pour la première fois, l'un des sommets de sa carrière jeudi avec Washington Mystics au terme d'une trajectoire riche déjà de nombreux autres succès. L'intérieure flandrienne a en outre été élue MVP, meilleure joueuse, de la finale. Formée à Ypres d'où elle est originaire par son actuel sélectionneur national, Philip Mestdagh, Emma Meesseman avait quitté la Belgique au lendemain d'un inédit doublé Coupe-Championnat de Belgique avec son club de Blue Cats Ypres en 2012, un an après avoir guidé la Belgique au titre européen chez les U18. La jeune intérieure flandrienne entame alors sa carrière à l'étranger sans brûler les étapes, signant un contrat de quatre ans avec le Spartak Moscou. Prêtée d'abord deux saisons à Villeneuve d'Ascq en France, la fille de Sonja Tankrey, ex-internationale aussi, joueuse de l'année également, jouera une saison et demie ensuite au sein de la formation moscovite avant de rallier les rangs d'Ekaterinburg en février 2016 où elle entame sa moisson de trophées: trois titres de championne de Russie, une Coupe de Russie (réservée depuis lors aux joueuses russes uniquement), trois titres de championne d'Europe en remportant l'Euroligue dont elle fut MVP en 2018. Depuis 2013, elle double ses saisons avec des étés en WNBA sous le maillot de Washington Mystics qui l'avait draftée cette année là au 2e tour. Seule européenne du All Star en 2015, Emma Meesseman ne fera l'impasse qu'une seule saison sur la WNBA, en 2018, pour se consacrer à la Coupe du monde avec une équipe nationale à laquelle elle est très attachée depuis la nomination de son coach Philip Mestdagh en 2015. Au bout du compte pour la Belgique, un retour en phase finale d'un Euro en 2017 après dix ans d'absence, une médaille de bronze historique à Prague et une 4e place dans la foulée au Mondial à Tenerife. Cinquième de l'Euro début juillet à Belgrade, la Belgique y a décroché une place pour un tournoi de qualification pré-olympique en février prochain, ultime étape avant les JO de Tokyo 2020. Washington Mystics avait été finaliste l'an dernier en WNBA, battu par Seattle pour sa première finale, sans Emma Meesseman, considérée par son coach Mike Thibault, comme la pièce manquante à son puzzle. Désignée elle meilleure joueuse de la saison régulière, l'une des meilleures joueuses américaines Elena Delle Donne ne tarit pas d'éloges pour la Belge. "Emma est énorme pour nous. Elle l'a été dans tous les matches de la série. Je l'ai toujours dit, Emma est l'une des meilleures joueuses au monde. Ses prestations à l'étranger (en Europe, ndlr), ce qu'elle fait pour son équipe nationale, c'est immense. Elle est toujours prête pour les grands moments et c'est peu dire qu'elle en raffole." (Belga)