Sorana Cirstea (WTA 67) avait le sourire, dimanche soir, après avoir remporté le tournoi WTA 250 sur terre battue d'Istanbul, doté de 235.238 dollars. La raquette conquérante, la Roumaine, 31 ans, a privé Elise Mertens (WTA 17) d'un septième titre sur le circuit en s'imposant 6-1, 7-6 (7/3) en finale après avoir remonté un déficit de 5-2 dans le deuxième set."Je suis très heureuse", a-t-elle confié après sa victoire. "Je suis même doublement ravie, vu que je ne m'attendais pas du tout à me retrouver là. Le plan était d'être agressive, de venir au filet, d'attaquer sa deuxième balle de service, mais tout en restant disciplinée, sans prendre de risques inconsidérés. Je suis très bien rentrée dans le match, mais je savais qu'Elise réagirait, car c'est une battante. Dans le deuxième set, je me suis peut-être un peu précipitée, mais j'ai toujours cru que je pouvais revenir. Et je suis très contente d'avoir pu rester forte mentalement dans les moments importants", a ajouté la native de Bucarest, qui a frappé 30 coups gagnants et s'est octroyée 12 balles de break. "Je n'ai pas perdu un set de toute la semaine et j'ai battu une joueuse du Top 20 en finale. Bref, je pense que j'ai mérité ce titre." Ce titre à Istanbul n'est d'ailleurs que le deuxième dans la carrière de Sorana Cirstea. Et il intervient pas moins de 13 ans après la toute première victoire de la Roumaine, au tournoi de Tachkent en 2008. "Grâce à Dieu, je ne compte pas les années. Sans quoi, j'aurais mal à la tête", a-t-elle souri. "Le tennis est un sport difficile sur le plan mental. Je n'aime pas trop de me plaindre, mais j'ai vécu pas mal de choses dans ma carrière. On n'aurait d'ailleurs pas assez de la soirée pour en parler. Tout le monde sait que je peux frapper fort dans la balle en coup droit comme en revers, mais je me suis souvent battue avec moi-même. Et avec l'âge, la maturité, j'ai réussi à faire la paix avec le passé. Le Covid m'a donné un coup de fouet aussi, car il m'a fait relativiser pas mal de choses. Et j'ai retrouvé la joie de jouer. Je ne suis plus aussi stressée. Et j'aime la bagarre. En fait, je veux que les matches soient durs, car je veux montrer combien je suis forte. Et là, j'ai montré que j'étais plus forte qu'avant." (Belga)