Kim Jong Un, leader nord-coréen

Kim Jong-un, dirigeant de la Corée du Nord

L’état de santé de Kim Jong-un reste un mystère, actuellement. En effet, alors que le média américain CNN a annoncé que le dirigeant suprême de la Corée du Nord se trouvait dans un état critique à la suite d’une opération cardiaque, le gouvernement sud-coréen a démenti l’information le 27 avril, via le conseiller spécial à la sécurité nationale du président sud-coréen Moon Jae-in : Kim Jong-un serait vivant et en bonne santé. Trump a également semé le doute à cause de ses différentes interventions sur le sujet, affirmant d’abord que l’information était fausse, puis souhaitant “bonne chance” au leader, en assurant connaître son état de santé. Une autre hypothèse serait que le leader nord-coréen se serait retiré à Wonsan pour éviter d’être contaminé par le nouveau coronavirus. L’événement qui avait mis la puce à l’oreille des médias était l’absence très remarquée du dirigeant nord-coréen lors de l’anniversaire de son grand-père, Kim Il-sung, le 15 avril. Or, cette fête est une date extrêmement importante dans le calendrier politique nord-coréen. Le dictateur refait apparition via une vidéo le 2 mai, qu'il est néanmoins impossible d'authentifier formellement.

Qui est Kim Jong-un, dirigeant de la Corée du Nord ?

Qui est Kim Jong-un, dirigeant de Corée du Nord ?

Kim Jong-un (dont le nom peut avoir plusieurs orthographes : Kim Jong-un ou Kim Jong-eun) a 36 ou 37 ans (l’année de sa naissance est incertaine). Il est né à Pyongyang, la capitale de la République Populaire Démocratique de Corée (RPDC), plus simplement appelée "Corée du Nord". Il est le troisième représentant de la lignée du Mont Paektu, également appelée dynastie Kim, qui dirige la Corée du Nord depuis 1948 : Kim Jong-un est le successeur de son père Kim Jong-il (1994-2011), qui avait lui-même succédé à son propre père, Kim Il-sung (1912-1994). Sa mère est Ko Young-hee (1952-2004). Kim Jong-un cumule les fonctions dans son pays : président du Parti du travail de Corée, commandant suprême de l'Armée populaire de Corée et président de la Commission des Affaires de l'Etat. Le 29 août 2019, il devient officiellement le chef de l'Etat, grâce à une réforme de la constitution. Kim Jong-un a fait des études en Suisse, de 1996 à 1998, qu’il a interrompues avant d’avoir obtenu son diplôme. Il continue le reste de sa formation en Corée, notamment en informatique. Au niveau santé, le leader souffre d’obésité, de diabète et d’hypertension. En outre, il est fumeur et amateur de whisky depuis ses 15 ans.

Qui succèdera à Kim Jong-un s’il décède ?

Qui succèdera à Kim Jong-un s’il décède ?

La vie privée du dictateur reste très secrète. Néanmoins, il apparaîtrait que Kim Jong-un ait deux enfants, dont une fille, Kim Ju-ae, née en 2012 de son union avec Ri Sol-ju. Comme ces enfants ne sont pas en âge de régner, si leur père venait à décéder, ce serait la soeur de Kim Jong-un, l’omniprésente Kim Yo-jong, qui pourrait s’emparer du pouvoir. Celle-ci est, en effet, depuis plusieurs années, le bras droit de son frère et est considérée comme le numéro 2 du régime communiste. Depuis 2014, elle est la vice-directrice de la propagande du régime et réussit pleinement dans sa mission, construisant et fortifiant le culte de la personnalité lié à son frère. Sa présence lors de la rencontre historique entre la Corée du Sud et la Corée du Nord lors des Jeux olympiques d’hiver de 2018, à Pyeongchang, prouve son importance. Kim Jong-un a un autre frère, Kim Jong-chol, qui fut directement éloigné par leur père de la succession pour son caractère “efféminé et effacé”. Il a également une demi-soeur, Kim Sul-song et avait un demi-frère, assassiné en 2017, Kim Jong-nam.


La politique en Corée du Nord

La politique en Corée du Nord

Constitutionnellement et depuis sa fondation en 1948, la République Populaire démocratique de Corée est un Etat socialiste à coalition unique, le Juche, et est menée par le Parti du Travail de Corée. Les organes de l’Etat suivent les principes du centralisme démocratique. Néanmoins, concrètement, le régime nord-coréen est considéré à l’extérieur comme une dictature totalitaire et héréditaire.

Les relations avec les USA

Les relations avec les USA

Dès son arrivée au pouvoir, Kim Jong-un provoque une accélération spectaculaire des programmes nucléaire et balistique de son pays. Malgré des tensions de plus en plus vives entre les USA et la Corée, le 30 juin 2019, Donald Trump finit par être le premier président américain en fonction à franchir la frontière nord-coréenne. Le but de cette rencontre, qui s’est néanmoins majoritairement déroulée dans la zone démilitarisée de Panmunjeom, était de désamorcer la crise nucléaire de la péninsule coréenne en obtenant un démantèlement du programme nucléaire du pays contre la levée des sanctions économiques américaines. Ce rapprochement avait déjà été entamé en juin 2018, lors de la première rencontre entre le président des Etats-Unis et le dictateur nord-coréen sur l’île de Sentosa à Singapour, au cours de laquelle les présidents avaient signé une déclaration établissant de nouvelles relations diplomatiques pour la paix et la prospérité.

Les sanctions internationales contre la Corée du Nord

Les sanctions internationales contre la Corée du Nord

Les sanctions internationales actuelles contre les Nord-Coréens ont été mises en place dès l’établissement du programme d’obtention de l’arme atomique de la Corée du Nord, en 2005. Celles-ci sont notamment infligées par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, par l’Union européenne, le Japon, l’Australie, la Corée du Sud, etc. Les Etats-Unis, quant à eux, renforcent la même année les sanctions économiques déjà prises dès 1953 (date de la fin de la guerre de Corée), qui avaient été allégées par Bill Clinton en 2000. Le but principal est de réduire les capacités de financement du complexe militaire de la Corée du Nord. Ces mesures se sont durcies progressivement jusqu’à maintenant, au fur et à mesure des essais nucléaires et des tests de tirs de missiles balistiques de la Corée.