Belges avec masque contre le coronavirus

L'épidémie de Coronavirus en Belgique et dans le monde : toute l'actualité

L’ épidémie de coronavirus (d'abord scientifiquement appelé le 2019-nCoV, puis officiellement baptisé Covid-19 par l'OMS) a été déclarée par les autorités sanitaires chinoises le 31 décembre 2019, à la suite d’un premier cas dans la ville de Wuhan. Depuis, le nombre de cas d’infection croît sensiblement, avec un taux de mortalité inquiétant. Or, cette maladie virale ne connaît encore ni vaccin, ni médicament - les antibiotiques et bactériophagiques n’étant adaptés qu’aux infections bactériennes - et se répand rapidement. Au niveau de la contagion, un contact étroit avec une personne infectée suffit à la transmission de la maladie. Il est donc recommandé de respecter les gestes barrières : porter un masque et rester à 1 mètre 50 de distance les uns des autres et respecter la bulle sociale, actuellement limitée à 3 personnes en dehors du foyer . En outre, et toujours dans le but d'éviter au maximum la propagation au sein de la population, le personnel médical recommande les mêmes mesures de protection que pour le virus de la grippe : se laver les mains régulièrement, éternuer dans son coude, se moucher dans un mouchoir jetable, etc. Les personnes présentant des symptômes (fièvre, toux, perte de l'odorat, etc.) doivent contacter leur médecin par téléphone et procéder, éventuellement, à un test Covid. Les personnes atteintes et les cas suspects sont systématiquement mis en isolement afin d’éviter toute contamination.

Les symptômes du coronavirus

Symptôme du Coronavirus

Le nouveau virus provoque une infection respiratoire (pneumonie, septicémie, voire choc toxique) chez les patients contaminés. Concernant les symptômes du coronavirus, les signes cliniques sont des difficultés respiratoires (toux sèche, essoufflement...), une grande fatigue, une myalgie et/ou de la fièvre (plus de 38,1°C). Un tiers des personnes infectées présentent également une détresse respiratoire (ou “dyspnée”). Des symptômes d'anosmie et/ou de dysgueusie ont également été constaté chez presque neuf patients sur 10. Ces pertes de goût et d'odorat peuvent perdurer après la guérison. Un cas de perte auditive a également été enregistré comme effet secondaire du covid-19. La transmission interhumaine se fait par voie aérienne, via les micro-gouttelettes contenues dans la respiration ou la toux des patients malades, mais le virus peut également se propager par contact manuel, que ce soit via la personne infectée ou un objet qu'elle aurait touché. C'est pour cette raison qu'il est recommandé de se tenir à 1,5 mètre les uns des autres, de porter un masque et de se laver les mains régulièrement.

Des masques contre le covid-19

Des masques contre le covid-19

Les masques sont être une étape décisive du déconfinement. Les initiatives personnelles fleurissent de part et d'autre : qu'on veuille faire son masque soi-même ou l'acheter, les idées, tutos, points de vente et initiatives solidaires ne manquent pas. L'Etat Belge met d'ailleurs à la disposition de chacun de ses concitoyens 2 masques en tissus, ainsi que 2 filtres - à aller chercher dans votre Commune, la plupart du temps. Selon le virologue MR. Van Gucht, un masque en tissu peut être porté pendant un jour (environ 8h). Ensuite, il devra être lavé et décontaminé : pour cela, un passage en machine de 30 minutes à 60°C est suffisant. Il est également possible de faire bouillir le masque. La durée de vie totale d'un masque dépend de la qualité de son tissu et de la manière dont il résistera aux lavages. La procédure pour mettre son masque est également importante : il faut avant tout se laver soigneusement les mains au savon pendant 30 secondes au minimum. Ensuite, le masque doit être appliqué de sorte à recouvrir le nez et la bouche, jusqu'au menton. Une fois placé, il ne doit plus être touché, à moins de repasser au préalable par un lavage de main en règle. Le masque est à présent obligatoire dans tous les lieux publics fermés, dans les magasins, dans les établissements horeca (sauf à table), au cinéma, dans les transports en commun, sur les digues, etc. Le 12 août, il devient même obligatoire dans l'ensemble des lieux privés et publics à Bruxelles, dû à l'augmentation du nombre de contamination. De façon générale, il faut le porter lorsque la distance de sécurité d'un mètre cinquante ne peut pas être respectée.

Le déconfinement en Belgique

Le déconfinement en Belgique

Le nouveau coronavirus a forcé la Belgique à se confiner dès le 12 mars, date à laquelle l'horeca et les écoles ont commencé à fermer leurs portes. Le déconfinement, commencé dès le 3 mai, a été une étape cruciale dans l'évolution de notre lutte contre le coronavirus en Belgique. C'est pour cette raison qu'une équipe de 10 experts avait été mise sur pied pour réfléchir à la meilleure manière de gérer ce processus, que de nombreux belges attendaient depuis plus d'un mois et demi. Cette team est appelé le GEES : le Groupe d'Experts chargé de l'Exit Strategy, c'est-à-dire de la stratégie de déconfinement. On y retrouve des noms devenus célèbres, dont certains ont quitté le groupe en cours de route : Erika Vlieghe, Marc Van Ranst, Emmanuel André, etc. Les rapports créés par ces derniers sont transmis au Conseil National de Sécurité qui décide alors ou non de les suivre, partiellement ou entièrement. Néanmoins, dès fin septembre-début octobre, la seconde vague de coronavirus oblige le gouvernement à reprendre des mesures sanitaires drastiques, qui font penser à un reconfinement partiel : fermeture de l'horeca, couvre-feu, limitation des contacts à 4 personnes toutes les deux semaines, etc.

La "naissance" du coronavirus

La "naissance" du coronavirus

Selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), l' animal source du Coronavirus serait la chauve-souris, soupçonnée dès le début de l'épidémie. Celle-ci héberge le virus sans tomber malade pour autant. Ici, le génome du Coronavirus et celui qui circule chez les chauves-souris sont similaires à 96%. Cependant, ce virus ne peut se fixer sur les récepteurs humains et doit donc passer par un " animal intermédiaire". Pour le SRAS, c'était la civette ; pour le Coronavirus, c'est le pangolin. Ce dernier est donc l'espèce réservoir (ou "réservoir à virus"). En épidémiologie animale et en infectiologie, ce terme désigne l'être vivant qui assure la survie d'un agent pathogène transmissible à l'homme en l'hébergeant. En effet, le virus est ici identique à 99% à celui qui touche l'Homme. Du pangolin était vendu sur le marché de Wuhan, sur lequel sont apparus les premiers cas confirmés de contagion. Ensuite, la contagion interhumaine a pris le relais.

La famille du coronavirus

La famille du coronavirus

« Coronavirus » est en fait le nom de la famille du virus, qui regroupe notamment deux autres épidémies infectieuses : le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère en 2002, aussi appelé SARS-cov) et le MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient, en 2012). Le SRAS, tout d'abord nommé "pneumonie atypique", a également débuté en Chine, à Hong Kong, et est similaire génétiquement au 2019-nCov, même s'il est moins contagieux. Ses symptômes ? Diarrhée, forte fièvre, malaise, mais surtout... symptômes respiratoires. Le MERS-cov, quant à lui, est identifié pour la première fois en avril 2012, en Arabie Saoudite, puis s'est étendu à la péninsule arabique et a également touché la Corée du Sud :  en 2015, on comptait 1293 patients infectés et 458 personnes décédées, répartis dans plus de 25 pays différents. Le virus provient directement des dromadaires et se transmet à l'homme par simple contact.

Épidémie, pandémie ?

Épidémie, pandémie ?

La présence habituelle d'une maladie dans une région géographique donnée s'appelle l'endémie : la plupart des maladies infectieuses sont des endémies. Si une endémie connaît une croissance rapide dans une zone géographique et temporelle donnée, elle devient alors une épidémie - c'est le cas de Zika ou même de la grippe. L’épidémie se propage rapidement à cause de sa grande contagiosité. L'épidémie devient une pandémie lorsqu'elle se développe sur un large territoire, voire sur plusieurs continents : par exemple, le SIDA ou la fièvre hémorragique Ebola. Le coronavirus, covid-19, a été requalifié par l'Organisation mondiale de la santé, l'OMS, en pandémie le 11 mars 2020.

Les conséquences d'une alerte mondiale

Les conséquences d'une alerte mondiale

Outre son impact au point de vue sanitaire, le covid-19 a également eu un grave impact économique et social. En effet, la fermeture pendant plusieurs semaines des commerces et de l'horeca, en même temps que la mise à l'arrêt de la plupart des métiers de service, ont eu un impact important sur la vie économique des belges. De plus, des conséquences psychologiques due au confinement sont probables, et pourraient nous toucher sur le long terme. Enfin, les enfants, adolescents et étudiants n'ont pas pu terminer leur année scolaire correctement : des examens ont été annulés ou organisés en ligne, des cours donnés à distance, etc. Paradoxalement, durant le confinement, les maternités ont recensé moins de prématurés. De nombreux autres effets secondaires du coronavirus sont à prévoir, en Belgique et ailleurs. Et ce, sans doute, pour plusieurs mois encore.