Flambée des prix de l’énergie : plusieurs centaines de personnes manifestent sur des sites d’Engie et TotalEnergie

Des actions ont été menées en Belgique sur deux sites d’Engie Electrabel et sur un site de TotalEnergie dans le but de dénoncer la crise énergétique actuelle.

La Libre Eco avec Belga
 About 400 members of the local branch of the FGTB union hold an action at Engie, to protest the high energy prices, Thursday 20 October 2022 in Namur.
BELGA PHOTO DIDIER DE HOE
Quelque 400 membres de la FGTB étaient présents ce jeudi devant le bâtiment d'Engie à Namur.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées jeudi matin, dès 6h30, à Roux (Charleroi) devant la centrale d’Amercoeur exploitée par Engie-Electrabel. Elles veulent dénoncer notamment l’explosion des prix de l’énergie et la détresse des ménages face aux factures.

Plus de 400 manifestants devant le siège namurois d'Engie-Electrabel
L'action vise à dénoncer la hausse des factures pour les citoyens alors que les entreprises du secteur énergétique engrangent d'énormes profits. ©BELGA

L’action, baptisée "Un pull ne suffira pas", est organisée par les syndicats en front commun mais s’adresse bien plus largement qu’à leurs "bases" puisqu’y sont conviés travailleurs, demandeurs d’emploi avec ou sans affiliation syndicale mais aussi le monde associatif. Aux participants, les syndicats ont demandé d’apporter un pull que certains ont accroché aux grilles de la centrale.

Par les pancartes déployées, l’action a résonné des revendications exprimées il y a quelques jours par les syndicats : blocage des prix de l’énergie, taxation des superprofits ou encore arrêt des politiques de privatisation de l’énergie.

400 personnes devant Engie, 250 chez TotalEnergie

Des militants de la FGTB de Mons-Borinage et du Centre ont également mené des actions "coup de poing" à Hautrage, devant le site d’Engie Electrabel, et à Feluy, devant le site de TotalEnergie. L’objectif du mouvement était de dénoncer l’augmentation "complètement disproportionnée et injuste" des prix de l’énergie (gaz, électricité, mazout, pellets, …). "Nos différentes actions ont été trop peu entendues par le gouvernement. Il est donc nécessaire de continuer à dénoncer cette injustice sociale qui va amener de nombreuses personnes à être dans l’impossibilité de payer leurs factures", a justifié la FGTB, qui a mené des actions jeudi matin en plusieurs endroits du pays, dans le but de "faire monter la pression avant la grève générale qui se déroulera le 9 novembre".

 About 400 members of the local branch of the FGTB union hold an action at Engie, to protest the high energy prices, Thursday 20 October 2022 in Namur.
BELGA PHOTO DIDIER DE HOE
Les manifestants se sont rassemblés tôt ce matin.

"Notre action vise les entreprises actives dans le secteur énergétique", a expliqué Ahmed Ryadi (FGTB-Centre), à Feluy où quelque 250 militants étaient rassemblés jeudi matin. "Nous ciblons clairement les surprofits réalisés sur le dos des travailleurs et des entreprises. Nous demandons la taxation immédiate des surprofits, le blocage des prix de l’énergie et la nationalisation du secteur énergétique qui est trop stratégique pour le laisser au privé."

"Nous avons choisi un bâtiment hautement symbolique à savoir celui d’Engie Electrabel, qui réalise d’énormes surprofits sur le dos des travailleurs et travailleuses", a précisé Jason Dieu (FGTB) à Hautrage, où quelque 400 militants s’étaient rassemblés. "Nous voulons que le gouvernement belge et l’Union européenne prennent immédiatement des mesures concrètes, adaptées, audacieuses et solidaires face à cette urgence historique."