La rentabilité des entreprises non financières belges n’a jamais été aussi élevée

C’est ce qui ressort des dernières statistiques communiquées par la Banque nationale de Belgique.

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Durant le second semestre, le taux de marge s'établissait à 45,2 %, le taux le plus élevé depuis le début des relevés de la BNB entamés en 1995. ©Jean Luc Flemal

Le taux de marge des entreprises, indicateur permettant de jauger de leur rentabilité, a atteint un niveau historiquement élevé au second trimestre 2022, indique la Banque nationale de Belgique.

Les chiffres concernent les sociétés non financières. Il s’agit donc principalement de l’industrie, y compris les entreprises du secteur énergétique. Durant le second semestre, le taux de marge s’établissait à 45,2 %, le taux le plus élevé depuis le début des relevés de la BNB entamés en 1995.

Si le taux de marge n’est pas à confondre avec la marge bénéficiaire, "il est un indicateur de la rentabilité [des entreprises]", souligne la BNB. Le fait que cette rentabilité atteigne un niveau historiquement élevé durant le second semestre est la preuve que "les entreprises sont parvenues à répercuter la hausse des coûts dans leurs prix".

Pourtant, les comptes sectoriels trimestriels de la Banque nationale montrent que ces entreprises faisaient déjà preuve de prudence au deuxième trimestre. Par exemple, leur taux d’investissement a baissé au deuxième trimestre, pour atteindre 25,7 %.

Baisse de l’épargne chez les Belges

Du côté des ménages, l’épargne a été moindre. Les Belges ont "sensiblement" moins économisé durant le second semestre en comparaison avec le premier, avec une baisse observée de 13,7 % du taux d’épargne. Un recul dû notamment à la hausse des dépenses et à la diminution (-1 %) des revenus disponibles. Les dépenses de consommation finale ont augmenté de 2,7 %. Les investissements de ces ménages – construction et rénovation – sont restés plus ou moins stables au deuxième trimestre.

Enfin, le solde du compte des administrations publiques s’est amélioré au deuxième trimestre, avec un déficit de 4 % du PIB. Au premier trimestre, il était de 5,1 %.