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La gestion de l’environnement En usine, un véritable challenge ! Aussi celui d’Aurélie Vanden Berghe chez Audi Brussels.

L’industrie de l’automobile, c’est tout un univers. On y retrouve évidemment la conception, la création, les matériaux, l’assemblage et la vente. Mais bien d’autres domaines entrent en ligne de compte avant qu’une voiture n’arrive dans le garage du client. Aurélie Vanden Berghe travaille pour l’usine Audi à Forest. Sa fonction: coordinatrice en environnement. Un travail en constante évolution, un véritable challenge à l’heure où le développement durable doit être pris obligatoirement en considération pour l’avenir de notre planète. Et dans ce secteur, Audi Brussels est sur la bonne voie.

UN SITE À LOURD PASSÉ INDUSTRIEL

Les thématiques environnementales en usine sont diverses. L’objectif, c’est de s’améliorer continuellement autour de la consommation d’énergie et d’eau, l’emploi de solvants, la quantité de déchets, les émissions de CO2, etc. Aurélie s’occupe notamment de la gestion des sols pollués. Il s’agit d’éviter les risques de dispersion, humains et écologiques. «L’usine de Forest est installée sur un site à lourd passé industriel, qui était également une ancienne zone marécageuse. La pollution dans le sol et dans les nappes souterraines est une réalité, avec laquelle il faut composer», explique-t-elle. À côté de cette tâche, elle est également chargée de tout ce qui touche aux

produits chimiques (stockage, évaluation des risques, recherche de produits alternatifs, veille législative, etc.). «C’est un job passionnant. Impossible de s’ennuyer. Et puis, il y a les besoins du quotidien qui dictent nos tâches, qui assurent une diversité des activités. Et cela tombe plutôt bien car j’ai besoin de challenges, j’aime ça. Un jour n’est jamais l’autre et c’est ce qui fait la richesse de cette fonction. D’ailleurs, cela fait bientôt cinq ans que j’ai été engagée chez Audi et j’ai l’impression que c’était encore hier.» L’univers de l’ingénierie et de l’automobile reste très masculin. Mais s’y épanouir en tant que femme n’est pas impossible, que du contraire. «C’est même parfois un avantage car on a plus d’égard envers moi», explique Aurélie Vanden Berghe. Habituée grâce à ses études à être la seule au milieu des hommes, elle constate que les choses bougent progressivement : «Si je prends l’exemple de mon service, j’étais la seule femme sur une équipe de cinq à mon arrivée. Aujourd’hui, nous sommes trois sur cinq. Aussi, deux postes de managers ont été pris par des femmes. Il s’agit des services juridique et APS (Audi Production System). On constate une réelle évolution sociétale et ce même dans le domaine de l’automobile».

LE CÔTÉ FASCINANT D’UNE USINE AUTOMOBILE

C’est aussi sans compter l’investissement d’Audi envers ses collaborateurs et la diversité au sein de cette entreprise de plus de 2.500 personnes. «C’est essentiel de pouvoir échanger avec tous les profi ls différents présents à tous les niveaux, tant au sein de notre site de production qu’avec les autres usines du groupe. La mixité est vraiment primordiale au sein du groupe». Après ses études de génie industriel en chimie (spécialisation en génie environnemental et chimie analytique) à l’Institut Meurice et un master complémentaire en sciences et gestion de l’environnement à l’ULB, Aurélie souhaitait s’orienter dans le secteur de son dernier diplôme. Mais l’univers de l’automobile lui a fait de l’oeil. «J’y ai vu l’opportunité de travailler dans un domaine de pointe au niveau technologique, tout en servant la cause à laquelle j’avais décidé de consacrer ma carrière». Après plusieurs stages, quelques usines visitées, la jeune femme était encore fascinée en foulant le sol d’Audi Brussels pour la première fois. «La technologie, les robots, la propreté, tout est impressionnant au sein d’une usine de montage automobile. Je ne comptais à la base pas m’orienter dans ce domaine, mais je ne regrette pas mon choix et je pense que je dois faire des envieux parmi les personnes qui ont la même formation. Le secteur automobile, comme d’autres secteurs de pointe, a bonne presse car les investissements sont là et l’évolution est permanente. Aujourd’hui, je reste subjuguée par la facilité avec laquelle on assemble une voiture, malgré la complexité de la chaîne de montage et du produit», confi e-t-elle.

UN AVENIR EXCITANT CHEZ AUDI BRUSSELS

Bien plus qu’un travail, il s’agit d’une véritable passion aux yeux d’Aurélie Vanden Berghe. D’ailleurs, même à la maison, les conversations sont enrichissantes à ce niveau : «Le hasard et le côté cocasse des choses ont voulu que mon compagnon, ingénieur spécialisé en aéronautique, travaille dans le domaine du traitement des déchets et que moi, spécialisée en gestion de l’environnement, je m’oriente vers le secteur de l’automobile», s’amuse-t-elle. «Du coup, nos discussions sont souvent bien animées, mais surtout constructives. Et cela montre combien les ingénieurs, grâce à leur polyvalence, sont capables de travailler dans des tas de domaines différents.» En dehors de la vie professionnelle, il y aussi les voyages, la photographie et le vélo. Car Aurélie a beau travailler dans le domaine de l’automobile, c’est surtout à deux roues qu’elle se rend à l’usine. «Car le temps est rare avec les travaux à la maison, je tente de compenser mon manque de sport par le vélo, tout en participant à une mobilité plus douce», explique-t-elle. Audi Brussels s’approvisionne en énergie verte et investit dans les technologies innovantes comme la pompe à chaleur. L’usine tend donc vers une neutralité de ses émissions en CO2 et d’autres aspects comme la consommation de l’eau, les émissions de solvants, etc. Reconnue ISO 50.001 pour la gestion de l’énergie, elle s’appuie sur son système de gestion de l’environnement certifi é (EMAS) pour garantir l’amélioration continue de ses prestations environnementales. Avec un prix à la clé cette année: celui de l’environnement «Trends Business Tour 2016», pour ses avancées et préoccupations en la matière. D’ici 2018, c’est un nouveau challenge qui se profi le à l’horizon: le premier véhicule totalement électrique Audi sortira du site de montage. «Nous sommes occupés à modifi er l’ensemble de la ligne de production pour ce nouveau modèle. Tous les jours, nous participons ensemble à construire ce rêve de l’électromobilité», explique Aurélie Vanden Berghe. À côté de ce grand projet, le groupe met tout en oeuvre pour que les produits, fournisseurs, usines de production réduisent leurs impacts sur l’environnement au minimum. «L’avenir, je le vois dans une usine durable, dans laquelle on investit. Cette vision de durabilité s’esquisse pour 2050. Mon rêve, c’est qu’à l’aube de ma pension, je puisse quitter cette usine neutre. Ce qui serait un bel achèvement de ma carrière».