Mario Coppens, président du syndicat libéral, veut "moins de casse" et "plus de dialogue"

"Moins de casse" en rue, "plus de dialogue" dans les entreprises, plus de proactivité vis-à-vis du politique et plus de consensus avec les autres organisations. Tel a été l'essentiel du message délivré par le président réélu de la CGSLB, Mario Coppens, lors de son discours de clôture du congrès du syndicat libéral, vendredi au Square à Bruxelles.

Mario Coppens, président du syndicat libéral, veut "moins de casse" et "plus de dialogue"
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"Moins de casse" en rue, "plus de dialogue" dans les entreprises, plus de proactivité vis-à-vis du politique et plus de consensus avec les autres organisations. Tel a été l'essentiel du message délivré par le président réélu de la CGSLB, Mario Coppens, lors de son discours de clôture du congrès du syndicat libéral, vendredi au Square à Bruxelles.

"Nous ressentons encore les conséquences négatives de la politique du gouvernement: saut d'index, flexi-jobs, tax shift, loi sur le travail faisable, norme salariale...", a fustigé M. Coppens devant ses délégués, et sous les yeux des dirigeants respectifs des syndicats socialiste et chrétien, Robert Vertenueil et Marc Leemans.

Il s'en est particulièrement pris au ministre en charge de la Lutte contre la fraude sociale Philippe De Backer, qui a récemment plaidé pour un élargissement du système des flexi-jobs. "L'Open VLD n'a absolument pas compris le signal de l'électeur", a raillé le président.

"En Belgique, on trouve normal de laisser trainer les négociations", s'étonne-t-il. "Le navire est à la dérive. On a besoin de vrais dirigeants pour remettre de l'ordre dans le chaos créé par le gouvernement. Ou sont les hommes et femmes d'Etat? "

De son côté, le syndicat "ne peut plus se contenter, en 2019, de dénoncer ce qui ne va pas". "Nous devons être proactifs et amener des propositions qui montrent qu'il est possible de faire autrement", a répété M. Coppens. 

Il préconise ainsi une taxation des revenus du capital qui ne viserait que les contribuables les plus aisés, épargnant ainsi la classe moyenne, et qui rapporterait jusqu'à 6,5 milliards d'euros, selon les calculs de la CGSLB. Une manne qui permettrait d'augmenter le pouvoir d'achat, de renflouer les caisses de la sécurité sociale et d'investir dans les services publics.

"Nous sommes libéraux mais pas égoïstes. Tolérants à l'égards des autres opinions (...) mais indépendants. Il faut une rupture et ne plus attendre que d'autres s'expriment avant de le faire nous-mêmes", a poursuivi l'homme fort de la CGSLB, qui est largement minoritaire par rapport aux organisations représentant les deux autres courants.

Mario Coppens a enfin évoqué la nécessité de se montrer "responsable", de travailler sur des "réalités chiffrées" et d'éviter les "propositions surréalistes". Une dernière catégorie dans laquelle le président réélu range clairement le salaire minimum à 14 euros de l'heure qu'exige la FGTB.

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