Pour Eva De Bleeker, le déficit budgétaire doit baisser à 17,4 milliards d'ici 2024

Le gouvernement fédéral estime le déficit budgétaire d'ici la fin de la législature à 17,4 milliards d'euros, ressort-il du budget présenté mercredi par la secrétaire d'Etat, Eva De Bleeker, devant la commission des Finances et du Budget de la Chambre.

Pour Eva De Bleeker, le déficit budgétaire doit baisser à 17,4 milliards d'ici 2024
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L'an prochain, le déficit devrait atteindre 25 milliards. L'Etat fédéral n'a plus de budget en bonne et due forme depuis 2018. La chute du gouvernement Michel et la crise politique qui a suivi les élections l'ont contraint de vivre au rythme des douzièmes provisoires alors que la tempête du coronavirus s'abattait sur la Belgique.

Pour assainir les finances publiques, la coalition Vivaldi s'est accordée sur un effort de 0,2% du PIB chaque année, à partir de l'an prochain. Un effort variable de 0,2%, au même rythme, sera également instauré si la croissance économique le permet mais seulement à partir de 2022.

L'entité I (Etat fédéral et sécurité sociale) connaîtra un déficit de 25 milliards en 2021 qui devrait passer à 20,5 milliards en 2022, à 18,4 milliards en 2023 et à 17,4 milliards en 2024.

Le comité de monitoring avait estimé en octobre le déficit pour l'entité I à 24,538 milliards d'euros, soit 5,14% du PIB. Mais l'estimation ne tenait pas compte des mesures du nouveau gouvernement.

Celles-ci prévoient 952 millions au titre des efforts à fournir (économies linéaires, mise en œuvre de la directive européenne sur l'e-commerce, la politique contre le tabac, le relèvement du taux d'emploi, la lutte contre la fraude et la politique menée en matière de produits pharmaceutique).

Les politiques nouvelles représentent 2 milliards d'euros, dont 757 millions pour des moyens additionnels (augmentation de la provision corona, renforcement de la justice et de la police fédérale, tarif social de l'électricité, etc.), 454 millions pour des mesures fiscales (déductions renforcées, fiscalité des familles) et 711 millions pour des mesures sociales (augmentation des pensions minimum, garantie de revenus au personnes âgées).

Dans le cadre de la politique de relance, le budget prévoit aussi un Fonds de transformation doté de 500 millions d'euros.