Dix candidats (dont un proche de Trump) au poste de secrétaire général de l'OCDE

Dix candidats, dont un proche de Donald Trump et deux anciennes commissaires européennes, sont en lice pour le poste de secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a annoncé lundi cette dernière.

Dix candidats (dont un proche de Trump) au poste de secrétaire général de l'OCDE
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AFP

Le Conseil de l'OCDE (l'Organisation de coopération et de développement économiques), organe décisionnel de cette institution basée à Paris qui compte 37 pays membres pesant 60% du PIB mondial, "sélectionnera un candidat qui succédera à l'actuel secrétaire général, Angel Gurría, pour un mandat de cinq ans à compter du 1er juin 2021", est-il précisé sur son site internet.

Le processus de sélection, confidentiel, se fera "par consensus", à l'issue d'entretiens avec les candidats, et sera mené par l'ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l'OCDE, Christopher Sharrock.

Le nom du successeur du Mexicain Angel Gurria devrait être connu au plus tard le 1er mars 2020, soit trois mois avant le départ du charismatique secrétaire général qui, au terme de trois mandats, aura profondément transformé l'organisation, que ce soit en l'élargissant à des pays en voie de développement ou en l'amenant à infléchir son positionnement économique libéral.

Parmi les candidats figure Christopher Liddell, actuel chef-adjoint de cabinet à la Maison blanche. Il était jusque-là donné favori car aucun Américain n'a jamais dirigé l'organisation, fondée en 1961 dans sa forme actuelle, alors que les Etats-Unis sont le principal contributeur au budget de l'OCDE, qui avait pour vocation initiale d'administrer le plan Marshall de 1947.

Mais une défaite de Donald Trump à la présidentielle du 3 novembre compromettrait ses chances, selon des sources internes.

Egalement bien placé dans la course: l'actuel ministre australien du Budget, Mathias Cormann. Mais ses liens avec l'industrie minière et son appartenance à un gouvernement climato-sceptique pourraient constituer un handicap au moment où l'OCDE a érigé en priorité la lutte contre le changement climatique, a indiqué l'une de ces sources.

Deux ex-commissaires européennes se sont aussi lancées dans la course, la Suédoise Cecilia Malmström, qui a occupé le portefeuille du Commerce, et la Grecque Anna Diamantopoulou, qui fut commissaire pour l'Emploi et les Affaires Sociales en 1999-2004. La présidente de l'Estonie Kersti Kaljulaid s'est elle aussi déclarée candidate.

Egalement sur les rangs, le Tchèque Vladimir Dlouhý, ancien ministre de l'Industrie, le Suisse Philipp Hildebrand, ancien gouverneur de la banque centrale et actuel vice-président du gestionnaire de fonds BlackRock, le Danois Ulrik Vestergaard Knudsen, actuel secrétaire général adjoint de l'OCDE, le Polonais Michal Kurtyka, ministre de l'Environnement, ou le Canadien William Morneau, qui occupait jusqu'en août le poste de ministre des Finances de ce pays du G8 .