Une pénurie de puces électroniques pousse le secteur automobile à ralentir sa production de véhicules

Malgré leur taille insignifiante, les puces électroniques sont d'une importance capitale dans l'industrie moderne. A la suite d'une pénurie de ces petits conducteurs, le secteur automobile n'a pas d'autre choix que de ralentir sa production en ce début d'année 2021.

Petites par la taille, immenses par l'importance.
Petites par la taille, immenses par l'importance. ©Shutterstock
La Libre Eco avec Belga

Les constructeurs automobiles doivent lever le pied dans les usines de production. En cause : une pénurie de puces électroniques. Leurs fabricants donnent en effet la priorité aux entreprises technologiques comme Apple. Ces dernières ont noté une augmentation au niveau de la demande de smartphones, d'ordinateurs portables, de consoles de jeux ou encore de smart TV depuis le début de la crise du coronavirus, informe l'agence Bloomberg.

Les entreprises de produits électroniques passant des commandes plus grandes que les constructeurs automobiles, elles ont la préférence des fabricants de puces. Le marché des smartphones génère à lui seul plus d'un milliard d'appareils par an, là où l'automobile produit un peu moins de 100 millions de véhicules annuellement. La marge sur la vente des voitures est également moins élevée, le secteur est donc peu enclin à payer plus pour obtenir les puces, au risque de faire baisser sa rentabilité.

La 5G est gourmande

Et si les véhicules modernes nécessitent davantage de puces, c'est également le cas des appareils électroniques dernier cri. Les smartphones équipés de la technologie 5G auront besoin de 40 % de semi-conducteurs en plus qu'un appareil 4G.

La pénurie actuelle est également due aux estimations trop frileuses des constructeurs à l'issue de la crise du Covid-19. Dès la reprise du secteur automobile, les ventes de véhicules ont rapidement grimpé au niveau mondial. Une hausse rapide obtenue grâce aux mesures gouvernementales pour stimuler l'économie, mais aussi parce que certains navetteurs souhaitaient désormais éviter les transports en commun.

Le manque de puces a poussé les constructeurs à ralentir la cadence au niveau de la production. Des usines Honda et Nissan ont donc levé le pied ce mois-ci, et d'autres comme Toyota, Volkswagen et Ford ont également pris des mesures.