Actions de zèle des douaniers à Martelange et Wuustwezel : "Nous ne voyons aucun dossier trouver une solution constructive"

Les syndicats des douanes, après plusieurs actions n'ayant conduit à aucune réponse concrète de la part des pouvoirs publics, mènent un nouveau mouvement de zèle aux frontières.

"Nous ne nous satisferons pas de promesses", grondent les syndicats.
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La Libre Eco avec Belga

Le front commun syndical du SPF Finances prévoit ce vendredi matin une action de zèle qui touchera la frontière entre la Belgique et le Luxembourg dès 07h30, à Martelange, et la frontière belgo-néerlandaise, à Wuustwezel, dès 08h00. Il annonce également une troisième action "dans les prochaines heures". Les douaniers dénoncent un manque de personnel alors que leurs tâches se sont alourdies notamment à la suite du Brexit et en raison des demandes du gouvernement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ou encore des contrôles frontaliers pendant les confinements. 

Après avoir exprimé son ras-le-bol à Zaventem, Zeebruges, puis Bierset, "ne voyant aucun dossier trouver une solution constructive", le front syndical (composé de la CGSP AMiO, du SLFP Finances, de la CSC Services Publics et de l'UNSP Secteur Finances) durcit à présent ses actions en organisant d'importants contrôles aux frontières du pays.

Plus de personnel, avec un salaire "plus adéquat"

À travers cette démonstration de zèle, les douaniers entendent également démontrer leur importance en matière de lutte contre la fraude fiscale, alors que le gouvernement fédéral "envisage inexplicablement de réduire aveuglément et linéairement le personnel du SPF Finances. On ne lutte pas contre la fraude fiscale avec des paroles, mais en offrant les moyens humains et matériels aux différentes administrations en charge de cette lutte", dénoncent les douaniers.

Outre du personnel supplémentaire, ces derniers attendent des ministres de tutelle Vincent Van Peteghem et des Pensions Karine Lalieux une régularisation des pensions et la prise en compte de la pénibilité de leur métier, le renforcement des services dans tout le pays, une priorité dans la vaccination contre le coronavirus, une rémunération "en adéquation avec le travail effectué, les efforts consentis et les risques encourus", la fin de tous les "petits tracas opérationnels" et un horaire de travail "qui respecte les agents".

"Nous ne nous satisferons pas de promesses", grondent les syndicats.