Projet de taxation mondiale minimum : "C’est essentiel de montrer que l’on peut avoir une mondialisation juste sur le plan fiscal"

L’économiste Gabriel Zucman explique qu’un taux plancher d’imposition des bénéfices, même très bas et limité à quelques pays, serait une vraie révolution, après plusieurs décennies où le choix politique d’une concurrence internationale au service des grands groupes et de certains Etats n’était pas discuté.

"Je pense qu’il y a une vraie prise de conscience que le système actuel arrive à bout de souffle."
©AFP
Justine Daniel et Frédéric Autran pour Libération
L’économiste français Gabriel Zucman, qui a lancé cette semaine l’Observatoire européen de la fiscalité, commente les perspectives de réforme de la fiscalité internationale. Il préconise un taux d’imposition mondiale de 25 % sur les multinationales, nettement plus élevé que celui négocié actuellement au G7 et à l’OCDE.

Avec l’arrivée de Joe Biden, les négociations se sont accélérées autour de la mise en place d’un taux d’impôt minimum mondial sur les multinationales. Comment analysez-vous cette évolution ?

De plus en plus de gens et de décideurs réalisent que la forme actuelle de mondialisation,

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