A peine 15 % des demandeurs d'emploi belges envisagent l'intérim

Une tendance qui serait liée à l'épidémie de coronavirus et au renforcement du besoin de sécurité de l'emploi chez les travailleurs.

La Libre Eco avec Belga

D'après une étude menée par le cabinet de recrutement Page Personnel (PageGroup), seuls 15 % des candidats à l’emploi envisagent de se diriger vers l’intérim en 2021. Une tendance qui serait liée à l'épidémie de coronavirus et au renforcement du besoin de sécurité de l'emploi chez les travailleurs.

Paradoxal, quand l’intérim a permis au marché de l’emploi de se maintenir à flot lorsque certains secteurs ont stoppé leurs recrutements pendant les confinements successifs. "Depuis toujours, l’interim est perçu comme une forme de contrat de travail précaire. Or, il n’est pas forcément plus précaire qu’un CDI. Les avantages de l’intérim sont nombreux, et sa flexibilité l’a rendu indispensable sur le marché de l’emploi en 2020", commente Olivier Dufour, Executive Director de Page Personnel Belgique.

Le contrat intérimaire offre en effet de nombreuses possibilités d’apprentissage, il permet de réaliser et de toucher à de nombreux métiers avant de s’orienter définitivement. "L’intérim, c’est le futur. Les jeunes, désireux de mener une balance vie professionnelle/vie privée la plus équilibrée possible, commencent petit à petit à se tourner vers l’intérim. Nous sommes dans un marché de candidats, non plus un marché de clients. C’est-à-dire que ces jeunes trouveront toujours de nombreuses opportunités pour réaliser les différentes carrières auxquelles ils aspirent. Il est évident que l’intérim n’est pas synonyme de précarité mais bien de liberté", conclut Olivier Dufour.

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