Pour la première fois depuis des années, la surface cultivée de pommes de terre diminue en Flandre

Pour la première fois depuis des années, la superficie agricole consacrée aux pommes de terre en Flandre a diminué, ressort-il lundi des chiffres provisoires du Département Agriculture et Pêche de l'administration flamande.

Pour la première fois depuis des années, la surface cultivée de pommes de terre diminue en Flandre
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La Libre Eco avec Belga

Cette situation est due à la baisse de la demande de pommes de terre fraîches et de produits transformés tels que la purée et les frites. Chaque année, les autorités collectent et analysent les données de superficie d'un certain nombre de cultures. Les chiffres pour 2021 montrent que la superficie de pommes de terre a diminué pour la première fois depuis des années. On est ainsi passé de près de 1.487 hectares en 2020 à un peu plus de 1.420 cette année, soit une baisse de 6,5 %.

Les agriculteurs flamands se sont par contre intéressés davantage à toutes sortes de légumes cette année. Les choux de Bruxelles et les oignons en particulier se portent bien, avec une augmentation de 12,3 et 20% de la superficie, respectivement. Dans le cas des premiers, cela est dû à une forte augmentation de la demande de l'industrie des aliments surgelés. Les oignons sont, eux, en hausse depuis des années mais, cette fois, l'augmentation des superficies est "exceptionnellement importante", selon le Département Agriculture et Pêche. Cela s'explique principalement par les bons rendements de ces dernières années.

Les haricots et les épinards s'en sortent moins bien cette année, avec des diminutions respectives de 9,6 % et 4,5 % des superficies. Les rendements des haricots ont été décevants ces dernières années, ce qui a conduit de nombreux agriculteurs à réduire leurs superficies. L'épinard est devenu une culture difficile car un certain nombre de produits phytosanitaires ne peuvent plus être utilisés.

Évolutions dans les céréales

Le Département Agriculture et Pêche de l'administration flamande constate également certaines évolutions dans les céréales. Le blé d'hiver est en hausse de 9 %, principalement parce que les conditions de semis à l'automne 2020 étaient optimales. Le maïs grain et l'orge de printemps sont nettement moins plantés, avec des baisses respectives de 8,3 % et 21 %. Pour le second, cela s'explique principalement par la tarification moins favorable de l'orge par rapport au blé. La superficie consacrée à l'épeautre se porte toutefois bien, en raison d'une augmentation de la demande dans certains marchés de niche. Cependant, celui-ci ne représente qu'une infime partie de la superficie totale du secteur céréalier.

Les superficies de lin textile sont, quant à elles, en chute libre. Cette année, on en a planté près d'un quart de moins, après des rendements décevants l'année dernière en raison de la sécheresse et de la forte baisse de la demande de lin teillé. Si la Chine est un grand consommateur de lin, à cause de la pandémie de coronavirus, l'intérêt s'est fortement amenuisé.

Enfin, il n'y a pas eu de changements majeurs dans le secteur des fruits cette année. La superficie consacrée à la culture des fraises a augmenté de 2 %, tandis que celle pour les pommes a diminué d'un peu plus de 2 %. La superficie des poires reste inchangée et celle de la culture des plantes ornementales a augmenté de 3,6 %.

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