Chimie et sciences de la vie prévoient de recruter massivement jusqu’en 2023

Essenscia Wallonie-Bruxelles, à savoir la fédération régionale de la chimie et des sciences de la vie, vient de livrer les résultats de son enquête annuelle sur l’emploi dans le secteur qui rassemble la pharmacie, la biotech et la chimie.

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© Belga Image
P-F. L.

Septante et une entreprises, représentant près de 70 % de l’emploi du secteur en Belgique francophone, ont confié à Essenscia leurs perspectives d’engagement pour 2021 et pour les deux prochaines années.

Pour 2021, les entreprises wallonnes et bruxelloises de la chimie, des matières plastiques et des sciences de la vie annoncent ouvrir un total de 2 150 postes sur l’année. La moitié de ces postes sont encore à pourvoir. Le secteur biopharma et biotech est le principal recruteur (7 offres sur 10), mais les opportunités d’emploi dans la chimie et les matières plastiques sont également en hausse cette année. La moitié des postes sont nouvellement créés, l’autre moitié étant des remplacements. Il est à noter aussi que plus de 50 % des postes ouverts sont accessibles à des diplômés de l’enseignement secondaire supérieur (28 %) ou des bacheliers (24 %). Ces profils sont principalement recherchés dans les domaines de la production, de la maintenance et de la logistique. Près de 20 % des offres sont accessibles aux jeunes sortis de l’école.

La chasse aux talents

Depuis quatre ans, l’industrie de la chimie et des sciences de la vie a créé près de 2 500 emplois directs en Wallonie et à Bruxelles. Elle prévoit encore de recruter massivement jusqu’en 2023 au moins.

Pour Frédéric Druck, administrateur délégué d’Essenscia Wallonie-Bruxelles, ces différents résultats confirment, une nouvelle fois, le besoin structurel en talents du secteur de la chimie et des sciences de la vie. "Les entreprises nous font part de leurs difficultés à recruter certains profils tels que des opérateurs et techniciens de production, indique-t-il. Toutes les solutions doivent être envisagées. Outre les investissements dans la formation continue et dans l’apprentissage en alternance, il convient de renforcer l’offre de l’enseignement initial afin qu’il soit adapté à la réalité des jeunes. Apprendre à apprendre est encore plus indispensable aujourd’hui. Cela permet notamment de mieux se comprendre entre métiers et départements différents, comme la R&D et la production, pour collaborer plus efficacement".

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