L'UE approuve les plans de relance nationaux de 12 pays

Ce feu vert marque le lancement concret du programme de 672 milliards d'euros de subventions et de prêts européens destinés à financer des projets d'avenir.

L'UE approuve les plans de relance nationaux de 12 pays
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La Libre Eco avec AFP

Les plans nationaux de relance post-Covid de 12 pays, dont l'Allemagne, l'Espagne, la France et l'Italie, ont été formellement approuvés mardi par le Conseil de l'UE qui représente les 27 Etats membres, ouvrant la voie aux premiers versements de fonds européens.

Ce feu vert confirme un avis déjà exprimé par la Commission. Il marque le lancement concret du programme de 672 milliards d'euros de subventions et de prêts européens destinés à financer des projets d'avenir, notamment dans le numérique et la transition climatique, pour renforcer l'économie après la pandémie.

"C'est le véritable début du plan de relance de l'UE", a déclaré mardi matin le commissaire européen à l'Economie, Paolo Gentiloni, avant une réunion des ministres des Finances européens à Bruxelles.

Il a précisé que les 12 pays concernés allaient percevoir "dans les semaines à venir" un acompte représentant 13 % des sommes totales qui leur sont promises, après quelques formalités administratives comme la signature des accords de financement.

La liste des premiers bénéficiaires inclut aussi l'Autriche, la Belgique, le Danemark, la Grèce, la Lettonie, le Luxembourg, la Pologne et la Slovaquie.

Ces sommes sont financées par un recours commun à l'emprunt inédit qui incarne la solidarité européenne face à la crise du Covid-19. Elles font partie du plan de relance "NextGenerationEU" d'un total de 750 milliards d'euros.

Réformes structurelles 

L'Espagne et l'Italie devraient être les principales bénéficiaires avec au total près de 70 milliards d'euros de subventions chacune d'ici à 2026, devant la France (près de 40 milliards).

Afin de décrocher les financements prévus, les pays de l'UE ont commencé à déposer fin avril à Bruxelles des plans nationaux d'investissements associés à des promesses de réformes structurelles.

Seuls deux pays sur 27 - la Bulgarie et les Pays-Bas - n'ont pas encore soumis leur demande.

Parmi les 25 ayant transmis leur projet, 16 ont déjà reçu un avis favorable de la Commission. Les plans des autres pays sont en cours d'étude, notamment celui de la Hongrie dont l'examen intervient sur fond de fortes tensions au sujet des droits des LGBT dans ce pays.

La Commission a déjà emprunté 35 milliards d'euros en juin sur les marchés financiers qui doivent servir à financer les acomptes.

Les prochains déboursements, dans les mois et années à venir, seront conditionnés au respect du calendrier de réformes auquel les Etats membres se sont engagés. Ils seront scrutés par le Conseil de l'UE au fur et à mesure des déboursements prévus.

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