Des moyens supplémentaires pour les indépendants sinistrés

Willy Borsus, vice-président wallon, promet des aides pour les indépendants sinistrés.

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Comme d’autres politiques avant lui, Willy Borsus, ministre de l’Économie, a fait le déplacement ce mardi matin à Liège, dans le quartier de Chênée, particulièrement touché par les inondations. L’objectif du vice-président wallon était, en compagnie de l’échevine du Commerce Élisabeth Fraipont, d’aller à la rencontre des indépendants sinistrés qui, pour la plupart dans le quartier, ont tout perdu.

“Nous travaillons dans l’urgence comme tout le monde mais nous avons déjà ouvert des permanences juridiques pour aider les sinistrés”, expliquait ce mardi matin l’échevine liégeoise du Commerce. “L’objectif ici est de rencontrer les gens pour les identifier mais aussi entendre leurs besoins. J’ai par exemple déjà demandé au ministre des Indépendants David Clarinval de faire preuve de tolérance par rapport aux indépendants qui ont tout perdu, leurs dossiers, leurs factures…”.

De son côté, Willy Borsus nous confirmait ce mardi matin déjà que, “vu l’ampleur de la catastrophe, des moyens supplémentaires devront être dégagés”. Un gouvernement était prévu en début d’après-midi duquel devaient sortir des chiffres… “Des mesures urgentes de préfinancement, en accord avec la Sowalfin, sont par exemple déjà dégagées”, poursuit-il. On parle de montant allant jusqu’à 50 000 euros selon les cas, permettant aux indépendants d’obtenir une aide urgente, avant d’obtenir les aides du fonds des calamités et le retour des assurances.

Adapter le plan de relance

L’addition du fonds d’urgence extraordinaire européen déjà évoqué avec l’adaptation du plan de relance wallon est la clé, précise encore le ministre… une nécessité pour ces commerçants qui ont tout perdu comme ce menuisier de Chênée dont le commerce est dévasté, tout comme sa remise, son logement situé dans le même quartier et ses deux maisons situées à Nessonvaux.

Ou comme cette autre Liégeoise de 80 ans installée rue de la Station qui, après 55 ans passés dans son commerce, a tout perdu en quelques heures. Ou encore comme Noémie, fleuriste qui a perdu tous ses stocks et son matériel, ne sachant rien faire qu’observer le chaos depuis son logement situé à l’étage.

Une minute de silence a été observée en marge de la visite ministérielle, ce mardi matin à Chênée.

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